L’édition 2021 de la Semaine européenne des régions et des villes s’ouvre à Bruxelles (mais toujours en format hybride), lundi 11 octobre, alors que les autorités locales et régionales font face à autant de difficultés et défis que d’opportunités avec le Plan de relance européen et la nouvelle programmation de la politique de cohésion post-2020.
Lors d’un long point presse, lundi en fin de matinée, la commissaire à la Cohésion et aux Réformes, Elisa Ferreira, et le président du Comité des régions, Apostolos Tzitzikostas (PPE, grec), ont rappelé le rôle cardinal de la politique de cohésion durant la pandémie, avec les initiatives CRII et CRII+, la « réponse d’urgence », et REACT-EU, pour « réparer ».
La commissaire a rappelé que les initiatives CRII ont débloqué en moins de 4 ou 5 semaines 21 milliards d’euros (EUROPE 12469/5). Vient à présent l’initiative REACT-EU, pour laquelle déjà 34 milliards d’euros (sur une cinquantaine de milliards en prix courants) ont été approuvés, dont 3,5 milliards ont déjà été payés. Mme Ferreira s'est posé un objectif ambitieux : conclure tous les accords de partenariat d’ici l’année prochaine.
Le président Tzitzikostas a posé un décor un peu plus sombre en s’appuyant sur le second rapport du baromètre local et régional : les finances des autorités locales et régionales sont au plus bas en raison de la pandémie. La crise sanitaire leur a coûté 125 milliards d’euros. Dans le même temps, leurs recettes ont été grevées de 55 milliards d’euros.
Par ailleurs, il a tiré une nouvelle fois la sonnette d’alarme face au manque de considération des autorités locales et régionales dans la préparation des plans de relance nationaux, avant d’ajouter avoir bon espoir qu’elles soient mieux impliquées dans le suivi et la mise en œuvre de ces plans.
S’appuyant sur un sondage à paraître, l’homme politique grec a indiqué que 65% des autorités locales et régionales estimaient ne pas être suffisamment entendues et influentes sur la politique européenne. Et de conclure : « ignorer cet appel serait une erreur impardonnable et creuserait le fossé entre l'UE et ses communautés ».
La politique de cohésion, deuxième politique la plus connue par les citoyens
Le même jour, un sondage d’Eurobaromètre paraissait, indiquant que près de 70% des sondés connaissaient l’un des fonds de la politique de cohésion (FEDER, FSE, Interreg ou le fonds de transition juste – le JTF). Ainsi, la politique de cohésion serait la deuxième politique la plus connue parmi les citoyens européens après le programme d’échange Erasmus, a commenté la commissaire en conférence de presse.
Un programme chargé
Le programme de la semaine, qui s'inscrit sous la devise 'Ensemble pour la relance' (‘Together for Recovery’), est particulièrement chargé. Sont prévus environ 300 évènements et conférences avec plus de 1 000 intervenants, comme l’a indiqué le président Tzitzikostas. Environ 12 000 participants sont attendus.
Pour accéder au sondage : https://bit.ly/2X77WqY
Pour accéder au site de l’évènement : https://bit.ly/3v29gI6 (Pascal Hansens)