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Bulletin Quotidien Europe N° 12802
POLITIQUES SECTORIELLES / PÊche

La Commission européenne souhaite que de nouvelles licences soient accordées par le Royaume-Uni aux navires de l’UE

La Commission européenne a indiqué, jeudi 30 septembre, qu’elle souhaitait que de nouvelles licences de pêche soient accordées par le Royaume-Uni aux navires de l’UE.

La Commission a fait une telle déclaration, vue par EUROPE, alors que la France a encore haussé le ton contre Londres, appelant l’Union européenne à prendre des mesures de représailles après le refus du gouvernement britannique et de celui de Jersey d’accorder un nombre suffisant de licences à des pêcheurs français (EUROPE 12801/10).

« Nous regrettons qu'avec le nombre de licences accordées aujourd'hui il n'ait pas encore été possible de mettre un terme à cette question maintenant. Nous demanderons au Royaume-Uni de divulguer l'intégralité de sa méthodologie et nous continuerons à nous engager dans l'intérêt de nos pêcheurs afin que de nouvelles licences soient accordées », fait valoir la Commission.

La Commission se dit « pleinement engagée à assurer la mise en œuvre et l'application intégrale de l'accord de commerce et de coopération conclu avec le Royaume-Uni ».

L'institution est en contact permanent avec les autorités britanniques pour « veiller à ce que toutes les demandes de licence soient traitées dans les meilleurs délais. Cela permettra d'assurer la continuité des activités de pêche des pêcheurs de l'UE concernés ».

La Commission a pris note des annonces faites par le gouvernement britannique et les autorités de Jersey concernant la délivrance de licences pour les navires de l'UE dans les eaux territoriales britanniques et les eaux de Jersey.

Il s'agit, selon la Commission, d'un exercice complexe, en particulier pour les petits navires, « qui ne sont pas légalement tenus d'enregistrer leurs positions et leurs activités par voie électronique ». Cependant, la Commission assure avoir fourni « toutes les preuves possibles, disponibles et pertinentes démontrant l'activité historique pour les licences en attente ».

Mesures de rétorsion ? La ministre française de la Mer, Annick Girardin, s’est fixé un délai de 15 jours pour convaincre l’UE de prendre des mesures de rétorsion contre le Royaume-Uni prévues en cas de non-respect de l’accord de commerce et de coopération.

Interrogée sur les ripostes possibles, Mme Girardin a évoqué la fourniture d’énergie à Jersey, l’accueil des étudiants britanniques en France, le ferroviaire ou encore les flux commerciaux.

Londres a accordé aux bateaux français 12 licences d’accès à ses eaux sur les 47 demandées par Paris.

Au total, cent licences ont ainsi été accordées sur les 175 demandées, relèvent les autorités françaises.

Même déception du côté français pour les zones de pêche entourant Jersey. Soixante-quinze licences ont, là aussi, été rejetées.

Reste en suspens la décision du 'bailliage' de Guernesey. L’autre île anglo-normande s’est engagée, pour l’instant, à prolonger les actuelles autorisations provisoires jusqu’au 31 janvier 2022.

Le commissaire à la Pêche, Virginijus Sinkevičius, a évoqué le sujet mardi 28 septembre avec les autorités britanniques et est en contact permanent avec les autorités françaises, a indiqué la Commission. (Lionel Changeur) 

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