Ce jeudi, à la demande de sa délégation polonaise, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a tenu un débat d’actualité sur l’intensification de la pression migratoire aux frontières de la Biélorussie avec la Lettonie, la Lituanie et la Pologne. Il s’est conclu par l’adoption d’une résolution.
L’Assemblée y appelle les autorités biélorusses à « cesser d’instrumentaliser les migrants, les demandeurs d’asile et les réfugiés à des fins politiques » - le terme de « guerre hybride » est systématiquement revenu lors de débats –, demande aux gouvernements des trois pays concernés de renoncer aux refoulements et de garantir le respect des droits fondamentaux de ceux qui cherchent à entrer sur leur territoire, appelle à la solidarité des autres États membres du Conseil de l’Europe et réclame une coopération avec l’Union européenne pour résoudre le problème de ces flux de migration irrégulière.
L’Assemblée annonce aussi la création - au sein du Conseil de l’Europe - d’un groupe consacré à la situation des droits humains en Biélorussie en y incluant la situation des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile dans ce pays.
Le rapport confirme que cet afflux migratoire est une réponse du président biélorusse, Alexandre Loukachenko, aux sanctions imposées par l’Union européenne en juin et déplore que « la situation à la frontière orientale de l’Union européenne montre que l’Europe n’est pas prête pour un tel défi en matière des migrations et d’asile ». Situation d’autant plus déplorable qu’elle a provoqué de nouvelles vagues de discours anti-migrants et la construction de nouvelles clôtures en Europe.
« Il est clair que l’Union européenne doit de toute urgence réexaminer ses procédures d’accueil et son mécanisme de solidarité », écrit Anne-Mari Virolainen (Parti populaire européen, finlandaise), rapporteur sur le dossier.
Lien vers le rapport et la Résolution : https://bit.ly/3upaWuZ (Véronique Leblanc)