Comment la Commission européenne garantira-t-elle la mise en œuvre de son ambitieux Plan de lutte contre le cancer (EUROPE 12650/1) ? Le responsable de l’unité 'Santé publique' de l’institution, John Ryan, a tenté, lundi 27 septembre, de donner quelques éléments de réponse sur le sujet aux eurodéputés membres de la commission spéciale sur la lutte contre le cancer (BECA).
M. Ryan a notamment insisté sur la création d'un dispositif quelque peu « inhabituel » : trois groupes seront en effet chargés de suivre le processus de mise en œuvre du Plan.
L’un de ces groupes sera composé de représentants des États membres. Un autre rassemblera des parties prenantes : soignants, experts pharmaceutiques, organisations de patients, etc.
« Nous espérons envoyer dès cette semaine à ces parties prenantes une invitation à rejoindre le groupe », a indiqué le représentant de la Commission.
Le troisième groupe, enfin, sera composé de représentants de toutes les unités de la Commission ayant leur mot à dire sur le sujet.
En effet, dans le cadre de ce plan, l'institution européenne, conformément à l'approche dite 'Une seule santé', a « notamment essayé de mobiliser la politique fiscale en ce qui concerne les problématiques liées à l'alcool, le traité Euratom en lien avec la médecine nucléaire, mais aussi la stratégie pharmaceutique ou encore la politique numérique de l’Union », a détaillé John Ryan.
Il a en outre indiqué que la Commission finalisait actuellement un plan de mise en œuvre qui détaillera les différentes actions prévues au titre du Plan 'cancer', leur calendrier et les acteurs qui en auront la charge.
Du côté du Parlement, le sujet sera de nouveau à l'ordre du jour de la commission BECA le 14 octobre prochain.
Les eurodéputés auront alors un premier échange de vues sur les amendements à apporter au projet de rapport de Véronique Trillet-Lenoir (Renew Europe, française) sur le Plan 'cancer' (EUROPE 12764/9). Les discussions des rapporteurs sur le sujet débuteront dès le lendemain. (Agathe Cherki)