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Bulletin Quotidien Europe N° 12799
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INSTITUTIONNEL / Allemagne

Satisfecit des institutions de l'UE après la victoire des forces pro-européennes aux élections législatives allemandes

Les institutions européennes ont commenté à leur manière, lundi 27 septembre, les résultats des élections législatives allemandes, qui marquent la fin d’une période de seize ans au cours de laquelle Angela Merkel a dirigé l'Allemagne.

« Nous n’avons aucun commentaire à faire sur les résultats des élections en Allemagne ni sur aucune autre élection récente. Nous suivons toujours leur évolution dans l'Union européenne, mais nous ne les commentons jamais », a déclaré la porte-parole adjointe de la Commission européenne, Dana Spinant. Interrogée par la presse, elle a précisé que la Commission avait l'habitude de féliciter les nouveaux Premier ministres ou les nouveaux acteurs qui ont été élus, « quelle que soit leur couleur politique ». « Cependant, c'est différent de commenter les résultats d'une élection nationale où un gouvernement n'a pas encore été formé », a-t-elle indiqué.

David Sassoli, le président du Parlement européen, s'est félicité de la victoire du parti social-démocrate SPD. « Après cette crise historique, il n'y a pas de temps à perdre. L'Europe a besoin d'un partenaire fort et fiable à Berlin pour poursuivre notre travail commun en faveur d'une relance sociale et verte », a-t-il commenté. 

Le groupe S&D du PE aux anges. Après « la victoire du SPD aux élections législatives, avec 25,7%, ce qui en fait le premier groupe parlementaire », le groupe S&D au Parlement européen a félicité son candidat, Olaf Scholz, pour sa « campagne réussie ». « Les élections en Allemagne envoient un message clair en faveur d'une social-démocratie forte et de politiques progressistes dans toute l'Europe », a-t-il souligné, dans un communiqué.

Pour sa chef de file, l’Espagnole Iratxe García Pérez, les résultats du scrutin représentent « une très bonne nouvelle pour l'Union européenne, car il peut donner un nouvel élan aux réformes dont nous avons besoin pour nous adapter à l'ère numérique et répondre aux nouveaux défis mondiaux ».

Jens Geier, chef de la délégation du SPD allemand au sein du groupe S&D, a estimé que la transformation écologique et numérique de la société nécessite une « dimension sociale ». « Un gouvernement dirigé par le SPD œuvrerait en ce sens et augmenterait également la pression en faveur de la mise en œuvre du Pacte vert européen », a-t-il considéré. 

Le président du groupe Renew Europe au PE, le Roumain Dacian Cioloș, a noté avec satisfaction les résultats qui permettent, selon lui, de « renforcer la voix libérale au Bundestag », avec un « soutien impressionnant » du côté des jeunes Allemands.

Le co-président du parti ADLE, Timmy Dooley, a félicité le parti libéral FDP et son leader, Christian Lindner, « pour les excellents résultats ». Il s’est dit convaincu que le FDP « jouera son rôle pour garantir que l'Allemagne reste une force forte, stable et tournée vers l'avenir au sein de l'Europe ».

Le coprésident du groupe Verts/ALE au PE, le Belge Philippe Lamberts, a félicité les écologistes allemands « pour leur meilleur résultat jamais obtenu à ce jour ». Selon lui, « le prochain gouvernement (allemand) doit maintenant se prononcer en faveur d'une action climatique ambitieuse ».

Le couple franco-allemand survivra 

Côté français, aucun communiqué n'a été publié par l'Élysée. Pour l'heure, le Président français, Emmanuel Macron, n'a pas cherché à communiquer sur le sujet sur les réseaux sociaux.

Lundi matin, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, a dit sur la chaîne publique France 2 ne pas redouter le changement de ligne éventuel de l’Allemagne, étant donné que tous les partis allemands de coalition sont pro-européens.

Des résultats inédits

Le départ de Mme Merkel de la chancellerie rebat les cartes. Les résultats sont serrés entre les deux grands partis politiques allemands, la coalition, ou « l’Union », du CDU-CSU emmené par Armin Laschet, et le SPD emporté par Olaf Scholz.

Finalement, c’est ce dernier parti qui arrive premier, avec 25,7% des suffrages exprimés (11,9 millions de voix). Le SPD devance de peu les chrétiens-démocrates, qui ont obtenu 24,1% des voix (11,1 millions de voix), leur plus mauvais score depuis la Seconde Guerre mondiale.

Emmenés par Annalena Baerbock, le parti écologiste Die Grünen arrive en troisième position avec 14,8% des voix (6,8 millions de voix), suivi du parti FDP de Christian Lindner (11,5%, 5,3 millions de voix), du parti d’extrême-droite AfD (10,3%, 4,8 millions de voix) et le parti de gauche radicale Die Linke (4,9%, 2,2 millions de voix).

S'ouvre à présent une période de négociations entre les partis susceptibles de former une coalition stable, négociations qui devraient aboutir d’ici la fin de l’année. Les faibles résultats de Die Linke réduisent l'éventail de choix pour le SPD. Actuellement, les options de coalition offrant une solide majorité parlementaire sont : - SPD, Die Grünen et FDP ; - l’Union, Die Grünen et FDP ; - enfin, la grande coalition (GroKo) de l’Union et du SPD. (Lionel Changeur et Pascal Hansens

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