La commission du contrôle budgétaire (CONT) du Parlement européen a recommandé, lundi 27 septembre, de donner décharge au directeur exécutif de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes sur l’exécution du budget de l’Agence Frontex pour 2019.
Mais les députés ont demandé, en adoptant (27 voix pour, 2 contre et 1 abstention) le rapport de Ryszard Czarnecki (CRE, polonais), qu'une partie du budget de fonctionnement de Frontex soit gelé.
Tout en reconnaissant que Frontex a pris des mesures pour remédier aux lacunes identifiées par le PE au printemps dernier (EUROPE 12708/12), les députés ont demandé des améliorations en matière de recrutement et de gestion financière ainsi que dans ses opérations de lutte contre l'immigration illégale et la criminalité transfrontalière.
C'est pourquoi les députés demandent qu'une partie du budget de Frontex 2022 soit gelée. L’argent serait libéré lorsque l'Agence aura rempli des conditions. Celles-ci comprennent le recrutement de 20 contrôleurs des droits fondamentaux manquants et de trois directeurs exécutifs adjoints suffisamment qualifiés pour occuper ces postes, la mise en place d'un mécanisme de signalement des incidents graves aux frontières extérieures de l'UE et un système de contrôle des droits fondamentaux opérationnel.
La commission des budgets (BUDG) votera mardi sa position sur le budget 2022. L'un des amendements prévoit de mettre en réserve 90 millions d'euros du budget de Frontex, soit 12% du projet de budget proposé pour Frontex. (Lionel Changeur)