La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a transmis officiellement au Premier ministre tchèque, Andrej Babiš, lundi 19 juillet, l'évaluation positive de l'institution de l'Union européenne concernant le plan de relance de son pays.
Le plan tchèque, qui sera doté de « 7 milliards d'euros » sous forme de subventions, consacrera « 41,6% » et « 22% » de cette enveloppe respectivement aux transitions écologique et numérique, s'est félicité M. Babiš. Faisant valoir qu'il n'a pas été personnellement impliqué dans les négociations avec la Commission, il a assuré que l'aide financière de l'UE serait déboursée « en toute transparence et sans erreur systémique ».
Mme von der Leyen a rappelé que chaque plan national intègre des jalons ('milestones') et des réformes devant être respectés avant qu'une tranche d'aide soit versée. « Le plan tchèque contient des jalons spécifiques qui excluent les conflits d'intérêts et renforce les systèmes de contrôle et d'audit ainsi que la transparence. Il inclut l'exigence de collecter des informations sur les personnalités derrière chaque entité bénéficiaire des fonds », a-t-elle souligné.
Début juin, le Parlement européen a réclamé que soit mis fin au conflit d’intérêts impliquant M. Babiš, à qui il est reproché de s’enrichir grâce aux fonds agricoles et de cohésion de l’UE perçus par le groupe Agrofert sur lequel il exercerait encore un contrôle (EUROPE 12738/2).
Le plan de relance tchèque est transmis au Conseil où les États membres ont un mois pour l'analyser et le valider.
Le Conseil 'Écofin' a déjà approuvé officiellement douze plans nationaux, étape indispensable au versement du préfinancement d'un plan (EUROPE 12761/1). Lundi 26 juillet, il devrait valider ceux des pays suivants : la Slovénie, la Lituanie, Chypre, la Croatie et potentiellement l'Irlande.
En vue du préfinancement d'un plan approuvé, les États doivent signer un accord de financement avec la Commission. La rapidité de cette étape dépend essentiellement des pays concernés, a indiqué lundi une porte-parole de l'institution européenne, Veerle Nuyts, espérant que le préfinancement aura lieu « avant fin juillet ». (Mathieu Bion)