Grâce aux récents développements positifs, comme la suspension des droits de douane américains dans le cadre du différend Airbus/Boeing, l'UE et les États-Unis « peuvent maintenant se concentrer sur le renforcement de la coopération bilatérale en matière d'agriculture », a indiqué, lundi 19 juillet, le commissaire européen à l'Agriculture, Janusz Wojciechowski.
« Nous nous concentrerons sur les domaines d'intérêt commun, tels que l'agriculture durable et les produits biologiques », a ajouté le commissaire.
Lundi, lors d'un déjeuner de travail, le secrétaire américain à l'Agriculture, Tom Vilsack, a discuté des relations commerciales UE/États-Unis avec le commissaire et les ministres européens de l'Agriculture.
Le ministre slovène de l'Agriculture, Jože Podgoršek, a indiqué que les ministres avaient débattu avec M. Vilsack du développement des systèmes alimentaires et de l'adaptation au changement climatique. Il a confirmé que le sujet des effets de la stratégie 'de la ferme à la table' a été évoqué lors de cet échange avec Tom Vilsack.
Janusz Wojciechowski a souligné devant la presse que la Commission allait rendre publique l'étude du Centre commun de recherche sur les effets de la stratégie 'de la ferme à la table' sur la production agricole européenne, mais il n'a pas voulu donner de dates et a dit qu'une analyse plus approfondie devait être faite après l'accord sur la politique agricole commune (PAC) réformée.
Un cadre bilatéral plus stable. Janusz Wojciechowski s'est dit « convaincu » que les producteurs agricoles de l'UE « peuvent désormais s'appuyer sur un cadre bilatéral plus stable pour promouvoir leurs produits, étant donné le succès historique de nos produits sur le marché américain et la forte appréciation des consommateurs américains pour les aliments de qualité de l'UE ».
Accords commerciaux. Le commissaire a précisé, par ailleurs, que les négociations commerciales se poursuivaient avec le Chili, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Indonésie. « Nous espérons faire de bons progrès cette année dans toutes ces négociations », a indiqué la Commission.
Le Chili souhaiterait conclure les pourparlers cette année, mais la Commission privilégie la substance à la rapidité.
Lors du dernier cycle de négociations avec la Nouvelle-Zélande, de nouvelles offres sur l’accès au marché ont été échangées, « ce qui a permis de débloquer les discussions dans de nombreux domaines litigieux », a souligné le commissaire.
La Nouvelle-Zélande aurait indiqué son souhait de boucler les pourparlers d'ici la fin de l'année.
Dans le domaine de l'agriculture, il conviendrait de fixer des paramètres pour les produits les plus sensibles de l'UE, tels que le bœuf, le beurre, les fromages et la poudre de lait, explique une source européenne. « Pour ces produits, nous sommes déterminés à limiter les concessions à un minimum », a assuré cette source.
La Nouvelle-Zélande est restée constructive dans les discussions concernant l'annexe sur les vins et spiritueux et les indications géographiques, mais les négociateurs doivent encore trouver des solutions pour certains termes problématiques. Le 12e cycle de négociations UE/Nouvelle-Zélande n'est pas encore programmé. (Lionel Changeur)