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Bulletin Quotidien Europe N° 12746
ACTION EXTÉRIEURE / Élargissement

Blocage persistant au Conseil sur l'ouverture des négociations d'adhésion à l'UE avec la Macédoine du Nord et l’Albanie

Malgré les importants efforts déployés par le Portugal pour trouver un accord, la Bulgarie a une nouvelle fois empêché, mardi 22 juin, un accord à l'unanimité au Conseil 'Affaires générales' sur l’ouverture des négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord et, par ricochet, avec l’Albanie.

« Malgré tous les efforts, il n'a pas été possible de se mettre d'accord sur un cadre de négociation pour la Macédoine du Nord et l'Albanie et de tenir les premières conférences intergouvernementales avec ces deux pays », a souligné la secrétaire d’État portugaise Ana Paula Zacarias à l'issue du Conseil, tenu à Luxembourg.

Elle a annoncé que la Présidence slovène du Conseil de l'UE, dont le mandat commence le 1er juillet, poursuivrait les efforts pour un accord, espérant que les conférences intergouvernementales pourraient avoir lieu « aussi tôt que possible au cours du prochain trimestre ».

La situation de blocage perdure depuis des mois en raison d’un différend bilatéral entre Skopje et Sofia. Une source a dénoncé le « manque de responsabilité de certains États ».

Le porte-parole de la représentation permanente de la Bulgarie auprès de l’UE, Dimitar Yaprakov, a précisé à EUROPE que son pays soutenait pleinement l'intégration européenne de tous les pays des Balkans occidentaux, « y compris la République de Macédoine du Nord », et qu’il consacrait « beaucoup de temps et d'efforts » à rétablir la confiance avec Skopje. « La Bulgarie insiste pour que la mise en œuvre de l'accord de voisinage par la République de Macédoine du Nord figure parmi les conditions du futur cadre de négociation pour l'adhésion de Skopje à l'UE », a-t-il expliqué. Selon M. Yaprakov, Sofia est ouverte à un dialogue constructif avec la prochaine Présidence slovène du Conseil de l’UE « afin de trouver des formulations acceptables pour le cadre de négociation ».

Selon une source européenne, lors du débat au Conseil, la Bulgarie a expliqué avoir des craintes pour son intégrité territoriale.

Le secrétaire d’État allemand Michael Roth n’a pas manqué de souligner publiquement son agacement face à la situation. « S'il vous plaît, laissez les questions bilatérales être traitées bilatéralement, sans bloquer l'ensemble de la progression. Pensons stratégiquement et réalisons que nous devons remplir nos obligations envers l'Albanie et la Macédoine du Nord maintenant et que nous n'avons aucun intérêt à y laisser un vide stratégique. Merci ! », a-t-il publié sur Twitter.

À leur arrivée au Conseil, le secrétaire d'État slovaque Martin Klus et le vice-ministre lituanien Arnoldas Pranckevičius avaient estimé que commencer les négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord était une question de « crédibilité de l’UE ».

Selon Mme Zacarias, les ministres ont rappelé « l'importance stratégique et la réalité géopolitique du processus d'élargissement de l'UE, qui représente un investissement dans la paix et la démocratie, la prospérité, la stabilité et la sécurité en Europe ».

Par ailleurs, selon une source européenne, il n’a pas été question, lors de la réunion des ministres, de découpler les processus d'adhésion à l'UE de l’Albanie et de la Macédoine du Nord. (Camille-Cerise Gessant)

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