La Fédération bancaire européenne (FBE) a réitéré, vendredi 28 mai, la volonté des banques européennes, qui ont jusqu'à présent bien résisté à la crise économique découlant de la Covid-19, de continuer à soutenir la relance économique en continuant de financer les entreprises et les ménages.
Pour y parvenir, l'industrie bancaire réclame les « décisions prudentielles » suivantes : - le relèvement de 1 à 5% du seuil de la valeur actuelle nette pour la restructuration de la dette ('net present value threshold for debt restructuring') ; - le report et la révision de la méthode standard de calcul de la valeur exposée au risque des opérations sur dérivés ('standardised approach for counterparty credit risk' ou SA-CCR) afin d'éviter des coûts accrus de couverture pour les entreprises européennes ; - la fin de l'interdiction de verser des dividendes.
En outre, le risque existe que la mise en œuvre dans l'UE des règles prudentielles issues de l'accord 'Bâle III' ait un impact « significatif sur les ratios de fonds propres actuels », estime la FBE, qui demande au législateur européen de tenir compte des « spécificités européennes ».
Enfin, les banques européennes demandent que soit effectué un test réglementaire pour avoir une vision transversale des exigences en matière de réglementation, de surveillance et de résolution adoptées au cours de la dernière décennie. (Mathieu Bion)