Le nouvel envoyé spécial de l’UE pour l’Afghanistan, Tomas Niklasson, a estimé, jeudi 27 mai, que l’UE resterait engagée dans le pays après le retrait des troupes étrangères.
« Il est nécessaire de rester engagé, il n’est pas nécessaire de modifier nos objectifs, mais d’adapter notre position aux circonstances qui changent », a-t-il expliqué aux députés européens. Par adapter la position, M. Niklasson entend la protection du personnel de l’UE.
« Nos priorités pour les prochains mois et au-delà sont de garantir la sécurité de notre personnel, des conditions à long terme de sécurité pour notre présence diplomatique continue et de poursuivre la livraison d’aide pour la population », a-t-il expliqué, ajoutant que l’UE menait des consultations intenses avec ses partenaires, notamment les États-Unis, l’OTAN et les Nations Unies, sur la sécurité.
M. Niklasson a précisé qu’il ne partageait pas les avis pessimistes de certains députés selon lesquels aucun progrès n’avait été obtenu en Afghanistan. « On a des progrès en matière de droits des femmes, ce n’est pas quelques choses de marginal. Il y a une évolution positive qui a été enregistrée et nous voulons préserver cette situation », a-t-il expliqué.
Et alors que le niveau de violence reste extrêmement élevé, l’envoyé spécial a encouragé toutes les parties à mettre en place des étapes concrètes pour enfin déboucher sur un cessez-le-feu et à lancer des pourparlers de paix « véritables et substantiels ». (Camille-Cerise Gessant)