La Commission européenne a présenté des pistes, lundi 17 mai, pour rendre le secteur de l’aquaculture « résilient, compétitif », et qu’il devienne « une référence mondiale en matière de durabilité et de qualité ».
L'objectif est de tenir compte du Pacte vert européen dans le développement de ce secteur.
Les propositions figurent dans une communication (du 12 mai) sur ‘Les orientations stratégiques pour une aquaculture plus durable et compétitive dans l'Union européenne pour la période 2021-2030’.
Résilience. La Commission s’engage notamment à élaborer un document d’orientation plus détaillé sur la planification de l’espace et de l’accès à l’eau pour l’aquaculture marine, en eau douce et terrestre. Les pays de l’UE sont invités à désigner des zones propices à l’aquaculture.
En matière de santé, la Commission compte recenser les bonnes pratiques d’élevage (enrichissement environnemental, utilisation de l’alimentation fonctionnelle ou encore reproduction sélective). Elle suggère aussi d’organiser des ateliers réunissant toutes les parties prenantes européennes impliquées dans la question du norovirus dans les coquillages afin de discuter des solutions possibles. L'accent est mis aussi sur l’élaboration d’un document d’orientation sur les plans et stratégies sectoriels d’adaptation au changement climatique.
La Commission compte encourager l’utilisation d’outils numériques et de l’intelligence artificielle pour améliorer la traçabilité et la transparence des produits aquacoles.
Transition écologique. La Commission s’engage à élaborer un document d’orientation sur les performances environnementales dans le secteur aquacole et à « travailler à la restriction de la part de l’aquaculture dans les déchets marins » (exigences de la directive sur les matières plastiques à usage unique). Autre idée : établir un code de bonnes pratiques en matière de bien-être des poissons fondé sur des recherches et preuves scientifiques.
Pour consulter la communication et l’annexe : https://bit.ly/3eQm39V (Lionel Changeur)