Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a déploré, au nom de l’UE, le 15 mai, que la Russie ait qualifié d’États hostiles la République tchèque et les États-Unis, soulignant la pleine solidarité de l’UE à l’égard des deux pays.
Le gouvernement russe a publié une liste d’'États hostiles' qui auraient mené des 'actions hostiles' contre la Russie, ses citoyens ou ses entités.
« L’UE déplore la publication de mesures en ‘réponse aux actions inamicales d'États étrangers', à la suite du décret sans précédent signé par le président Poutine le 23 avril. L'UE considère que les allégations d'actions inamicales ne sont pas fondées », a souligné M. Borrell.
Il a appelé la Russie à revoir sa décision, « afin d'éviter une nouvelle détérioration de nos relations déjà mises à mal ». L'UE continuera à coordonner sa position avec ses partenaires, a prévenu le Haut Représentant.
Il a estimé que le décret était incompatible avec la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961 sur le devoir de l'État hôte de garantir le fonctionnement des missions diplomatiques, appelant Moscou à respecter pleinement cette Convention.
Le 14 mai, le président du Conseil européen, Charles Michel, a qualifié la décision russe de « nouvelle escalade », portant atteinte aux relations diplomatiques. « Les efforts visant à diviser l'UE sont vains », a-t-il prévenu. (Camille-Cerise Gessant)