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Bulletin Quotidien Europe N° 12704
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ACTION EXTÉRIEURE / Palestine

Tenue des élections, M. Shtayyeh demande à l’UE de faire pression sur Israël

Le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, a demandé à l’Union européenne, jeudi 22 avril, de faire pression sur Israël afin que l’État hébreu autorise la tenue des élections législatives palestiniennes du 22 mai à Jérusalem-Est (EUROPE 12702/40).

Selon lui, ces élections seront « une porte ouverte pour surmonter les divisions » entre les Palestiniens.

« Je lance un appel au Parlement européen pour que les efforts soient renforcés et que l’on s’efforce autant que possible d’obtenir d’Israël l’accueil des observateurs européens (EUROPE 12690/21) et le respect des accords pour la tenue des scrutins à Jérusalem-Est », a résumé le Premier ministre devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen. « Nous espérons que les choses pourront avancer. Il n’y a plus beaucoup de temps devant nous, les processus électoraux doivent débuter le 1er mai », a-t-il prévenu.

Le Service européen pour l’action extérieure a précisé à EUROPE, le 22 avril, n’avoir toujours pas reçu l’autorisation du ministère des Affaires étrangères israélien concernant l’envoi d’observateurs européens.

Selon le Premier ministre palestinien, 1 400 candidats sont prêts à participer aux élections, dont 67 à Jérusalem-Est. Jusqu'à présent, ces derniers n’ont pas été autorisés par Israël à tenir des réunions publiques et 13 candidats et collaborateurs auraient été arrêtés par les forces de sécurité israéliennes. De plus, selon M. Shtayyeh, les autorités israéliennes n’ont pas permis l’enregistrement des électeurs à Jérusalem-Est et ont déjà prévenu qu’elles ne permettraient pas l’ouverture de bureaux de vote.

Anticipant des questions sur une tenue électronique du scrutin pour les Palestiniens de Jérusalem-Est, Mohammad Shtayyeh a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une question d’ordre numérique ou technique, mais d'une question « éminemment politique, liée à la reconnaissance par Israël du fait que les Palestiniens ont le droit de vote à Jérusalem-Est ». Il a qualifié l’attitude d’Israël de « sabotage ». « On nous refuse le droit de vote », a-t-il regretté.

Plus largement, le Premier ministre a demandé à l’UE de fonder ses relations avec Israël sur les droits de l’homme, dénonçant les « actes criminels » et les « atrocités » commises dans le territoire palestinien. « Il est temps pour Israël de respecter le droit international », a-t-il expliqué. Selon lui, la communauté internationale doit fixer un prix élevé à l’occupation, « faute de quoi Israël n’aura pas de raison d'y mettre un terme ».

Et pour M. Shtayyeh, il sera bientôt trop tard pour une solution à deux États et « il ne restera plus que la solution de vivre dans un État qui serait un État d’apartheid ». « Israël est une démocratie, mais uniquement pour les Juifs, pas pour les Palestiniens », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a donc plaidé pour une commission d’enquête du Parlement européen au Proche-Orient, afin que celle-ci constate la situation sur place. Il a aussi appelé l’UE à soutenir les actions de la Cour pénale internationale (CPI) alors que, le 3 mars dernier, le procureur a annoncé l’ouverture d’une enquête sur la situation en Palestine. (Camille-Cerise Gessant)

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