Les forêts primaires et anciennes se réduisent comme peau de chagrin dans l'UE et nécessitent l'établissement d'une cartographie plus solide et actualisée pour mieux les protéger, selon un rapport publié par la Commission européenne le 22 avril - journée mondiale de la Terre.
Le rapport du Centre commun de recherche montre qu'il ne subsiste que 4,9 millions d'hectares de ces forêts - capital naturel de l'Europe, essentiel pour préserver la biodiversité et atténuer le changement climatique - soit 3% seulement de la superficie forestière totale de l'UE et 1,2% de la masse terrestre de l'UE.
Il fournit une aide pour concrétiser l'engagement pris par l'UE, dans le cadre de sa stratégie en faveur de la biodiversité à l'horizon 2030, de définir, cartographier, surveiller et protéger strictement toutes les forêts primaires et anciennes restantes de l'UE.
« Nous allons cartographier, surveiller et faire avancer leur protection stricte ! », a assuré le commissaire européen à l'Environnement, Virginijus Sinkevicius, sur Twitter.
Selon la commissaire à la Recherche, Mariya Gabriel, « ce dernier rapport fournit des preuves scientifiques et met en évidence les lacunes en matière de connaissances. »
Il fait état d'un déficit de cartographie important dans certaines régions de l'UE et confirme aussi que la majorité des zones de forêts primaires et anciennes déjà cartographiées sont protégées dans une certaine mesure, par exemple par le réseau paneuropéen Natura 2000. (Aminata Niang)