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Bulletin Quotidien Europe N° 12657
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ACTION EXTÉRIEURE / Voisinage

La stratégie renouvelée de la Commission pour les pays méditerranéens bien accueillie par les députés européens

Les députés européens de la commission des Affaires étrangères se sont montrés plutôt enthousiastes, vendredi 12 février, en ce qui concerne la nouvelle stratégie de la Commission européenne pour le voisinage méridional, présentée mardi 9 février (EUROPE 12654/8).

« Nous sommes ravis de voir apparaître cette initiative de la part de la Commission », a souligné Andrey Kovatchev (bulgare), au nom du PPE, lors d’un débat avec le commissaire à la Politique de voisinage, Olivér Várhelyi. « Je pense que ce nouvel agenda ambitieux, avec une offre économique et politique plus attractive, peut permettre de promouvoir la prospérité, la sécurité et la stabilité de la région tout en augmentant la visibilité de l’UE », a-t-il expliqué.

Au nom du S&D, le député croate Tonino Picula a qualifié la proposition de la communication de « bon départ pour renouveler le partenariat ». « La pandémie de Covid-19 nous rappelle à quel point il faut avoir une coopération tangible et solide entre les deux rives de la Méditerranée. Il est essentiel de relancer et de renforcer la relation stratégique », a-t-il ajouté.

Anna Bonfrisco (ID, italienne) a apporté son soutien pour faire « avancer la voie du dialogue et de la coopération » entre l’UE et la région, rappelant que d’autres pays étendent leur influence dans cette région, notamment la Chine et la Russie.

L’Espagnole María Soraya Rodríguez Ramos (Renew Europe, espagnole) a remercié le commissaire pour la stratégie, tout en précisant qu’au delà des efforts renouvelés, il fallait avoir une réflexion sur les changements en profondeur à opérer. Selon elle, la sécurité vient souvent en premier à la place des réformes démocratiques. « On doit en finir avec le faux dilemme entre intérêts et valeurs européens. Nos valeurs doivent être nos principaux intérêts », a-t-elle estimé.

Au nom des Verts/ALE, son compatriote Jordi Solé a aussi insisté sur l’importance des droits fondamentaux, sur un partenariat fondé sur des valeurs communes. Il a plaidé pour que la communication et le plan soient de vrais incitants pour que les pays méditerranéens respectent davantage la démocratie et l’État de droit. Selon lui, la stratégie ne mise pas assez sur les droits de l’homme.

Pour Özlem Demirel (La Gauche, allemande), cette nouvelle stratégie n’est que la poursuite de l’ancienne. « Ce n’est pas réellement un partenariat au sens propre du terme, on n’a que faire des droits fondamentaux dans la région, mais il s’agit plutôt de tenter de refouler les réfugiés et d’avoir de bons chiffres commerciaux (avec ces pays) ici en Europe, ce n’est pas acceptable pour moi », a-t-elle critiqué.

Plusieurs députés ont souligné que le soutien financier lié à la stratégie devait être ciblé et subordonné à certaines conditions, notamment en matière de respect des droits de l’homme ou de la lutte contre la corruption.

Jeudi 11 février, le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, Nasser Kamel, avait salué ce nouvel agenda. « Dans le cadre du 25e anniversaire du processus de Barcelone, le partenariat renouvelé de l'UE avec les pays du sud de la Méditerranée et le plan économique et d'investissement qui l'accompagne contribueront à relever les défis urgents auxquels notre région est confrontée aujourd'hui », a-t-il expliqué dans un communiqué. Selon lui, « le nouvel agenda est fondé sur la conviction partagée qu'en travaillant ensemble et dans un esprit de partenariat, aux niveaux bilatéral, multinational et régional, nous pouvons transformer les défis communs en opportunités pour notre région euro-méditerranéenne commune ». (Camille-Cerise Gessant)

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