L'industrie de la pêche au thon, représentée par Europêche, a appelé l’Union européenne et les autres membres de la commission des thons de l'océan indien (CTOI), vendredi 12 février, à « cesser de fermer les yeux sur le problème des grands filets dérivants pélagiques ».
La communauté internationale et l'UE ont, depuis longtemps, adopté un moratoire mondial sur les grands filets dérivants pélagiques utilisés pour capturer des espèces migratrices, comme le thon.
« Toutefois, leur utilisation est encore trop répandue, notamment dans l'océan Indien, où ils sont aujourd'hui responsables d'environ 20% des captures totales d'albacore et de niveaux élevés de prises accessoires d'espèces menacées et protégées telles que les requins, les mammifères marins et les tortues », explique Europêche, dans un communiqué.
Cette organisation espère que, lors de la prochaine réunion de la CTOI, les parties décideront de mettre un terme à ces pratiques.
Certains pays tiers ont continué d'utiliser ces filets pourtant interdits et « ces pays n'ont jamais été pénalisés », regrette Europêche.
La CTOI tiendra une session spéciale, du 7 au 12 mars, notamment sur le sujet de la reconstitution du stock d'albacore.
Lien vers le communiqué de presse d’Europêche : http://bit.ly/2NgORgC (Lionel Changeur)