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Bulletin Quotidien Europe N° 12654
ACTION EXTÉRIEURE / Voisinage

Un nouvel agenda pour les pays méditerranéens axé sur la stabilité

Le commissaire européen à la Politique de voisinage, Olivér Várhelyi, a présenté, mardi 9 février, la communication commune de la Commission et du Haut Représentant de l'UE sur le thème 'Un partenariat renouvelé avec le voisinage sud, un nouvel agenda pour la Méditerranée'.

« Le plus grand défi pour la région et pour nous – car nous sommes interdépendants - est l’instabilité, qui s’est aggravée avec la Covid-19, que ce soit économique, sociale ou sécuritaire. Il y a deux domaines sur lesquels nous devons nous concentrer avec nos partenaires : c’est l’économie, avec un besoin de croissance et d’emplois (...), et la sécurité », a-t-il expliqué.

La stratégie repose sur cinq priorités. La première est le développement humain, la bonne gouvernance et l’État de droit pour renouveler l'engagement commun en faveur de la démocratie, de l'État de droit, des droits humains et de la gouvernance responsable, mais aussi pour améliorer les soins de santé et la coopération en ce qui concerne la jeunesse, l’éducation, les compétences et la culture.

La résilience, la prospérité et la transition numérique sont la deuxième priorité, dans le but de soutenir des économies résilientes, inclusives, durables et connectées qui créent des possibilités pour tous, notamment les femmes et les jeunes.

L’UE propose aussi de travailler sur la paix et la sécurité en apportant un soutien aux pays méditerranéens pour relever les nouveaux défis en matière de sécurité.

Autre axe de coopération : la migration et la mobilité. La Commission et le Haut Représentant veulent renforcer la coopération en matière de migration « sur la base de partenariats globaux, équilibrés, sur mesure et mutuellement bénéfiques, conformément au nouveau pacte sur la migration et l’asile ». Ils veulent aussi lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et des déplacements forcés et proposent de tirer parti des avantages que procurent les migrations légales et la mobilité, dans le respect des compétences de l’UE et de celles des États membres.

Enfin, ils misent sur un partenariat portant sur la transition écologique – la résilience climatique, l’énergie et l’environnement - dans la perspective de profiter du potentiel d'un avenir à faible intensité de carbone, protéger les ressources naturelles de la région et générer une croissance verte.

Cette communication est accompagnée d’un 'plan économique et d'investissement pour les pays voisins du Sud', qui a pour objectif de « contribuer à stimuler la reprise socioéconomique à long terme, à favoriser le développement durable, à remédier aux déséquilibres structurels de la région et à exploiter le potentiel économique de la région » et de permettre de mettre en œuvre les mesures proposées dans la communication.

La Commission propose de mobiliser jusqu’à 7 milliards d’euros au titre de l'instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (NDICI) - garanties et financements mixtes au titre du Fonds européen pour le développement durable Plus (EFSD+) compris - ce qui devrait contribuer à mobiliser des investissements privés et publics à hauteur de 30 milliards d’euros.

Voir la communication : https://bit.ly/3aQBSdA et le plan : https://bit.ly/3q3OWCY (Camille-Cerise Gessant)

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