La Commission européenne pourrait approuver prochainement une décision notifiant à la République du Cameroun la possibilité qu'elle soit recensée en tant que pays tiers non coopérant, dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Ce serait le premier carton jaune reçu par le Cameroun en matière de pêche illégale. La Commission et Yaoundé vont collaborer pour tenter de remédier aux faiblesses du système de contrôle des activités de pêche.
Le règlement 1005/2008 établit un système destiné à prévenir, à décourager et à éradiquer la pêche INN. Il permet un recensement des pays tiers non coopérants et des sanctions commerciales en dernier ressort (interdiction de l'importation dans la Communauté de produits de la pêche capturés par les navires de pêche battant pavillon des pays visés) (https://bit.ly/3rwGyw2 ).
La lutte contre la pêche illégale doit passer au numérique. Par ailleurs, les avocats de ClientEarth ont publié, mercredi 10 février, de nouvelles recherches confirmant que les pays de l'UE ont besoin de toute urgence d'un système numérique à l'échelle de l'Union pour suivre et éviter les importations illégales de poisson, qui coûtent chaque année des milliards d'euros au secteur de la pêche.
L'étude a évalué une décennie de lutte contre la pêche illégale en Espagne et suggère que les États membres de l'UE utilisent les technologies les plus récentes pour lutter contre la pêche INN.
La commission de la pêche du PE vient de se prononcer en faveur de ‘CATCH’, un système en ligne à l'échelle de l'UE qui hébergerait tous les certificats de capture des poissons importés. ClientEarth appelle tous les pays de l'UE à intensifier rapidement la lutte contre la pêche INN en mettant en œuvre le système de contrôle des captures sur une base volontaire dès maintenant, au lieu d'attendre qu'il devienne obligatoire.
Lien vers le premier rapport de ClientEarth : https://bit.ly/3a5RIBZ et le second : https://bit.ly/3jA6BzC (Lionel Changeur)