La Commission européenne a confirmé, jeudi 4 février, qu’elle ne pouvait pas prolonger la dérogation, qui a expiré fin 2020, permettant aux établissements d'abattage non agréés de transformer leurs produits sans agrément sanitaire (dérogation aux règles en matière d’hygiène).
Les membres de la commission de l’agriculture du Parlement européen, dont Anne Sander (PPE, française), Carmen Avram (S&D, roumaine) ou encore Martin Häusling (Verts/ALE, allemand), ont vivement protesté contre l’expiration de cette dérogation et ont demandé à la Commission de trouver une solution viable pour permettre des méthodes d’abattage local.
Le représentant de la Commission européenne a admis que plusieurs pays de l’UE ont réclamé, en octobre 2020, la pérennisation du dispositif dérogatoire actuel. Mais, comme la base juridique a expiré, il n’a pas été possible de prolonger cette dérogation, a expliqué la Commission. Elle laisse donc le soin aux pays de l'UE de légiférer à propos des établissements d'abattage qui bénéficiaient de cette dérogation. Or, les députés demandent un règlement européen en la matière.
Le représentant de la Commission a précisé que l’abattage de volailles et de lapins sur le lieu de l’exploitation restera possible.
Aujourd’hui, il est interdit d’abattre de gros animaux à la ferme. La Commission proposera, en mars, dans un acte délégué, de permettre l’abattage de quelques gros animaux sur le lieu de l’exploitation, sous conditions (présence d’un vétérinaire, abattage de maximum 3 chevaux ou 3 bovins ou 6 porcins et transport deux heures maximum après l’abattage). Actuellement, l’abattage de gros animaux sur le lieu de l’exploitation est possible, mais uniquement en utilisant un abattoir mobile complet, a précisé la Commission. (Lionel Changeur)