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Bulletin Quotidien Europe N° 12637
INSTITUTIONNEL / Affaires gÉnÉrales

Vaccination contre la Covid-19 et Conférence sur l'avenir de l'Europe à l'agenda ministériel

Les ministres des Affaires européennes de l'UE prépareront, lundi 18 janvier, la visioconférence informelle du 21 janvier au cours de laquelle les chefs d'État ou de gouvernement européens feront un nouveau point sur l'étendue de la pandémie de Covid-19.

Les ministres discuteront en particulier des difficultées liées au déploiement des campagnes nationales de vaccination, trois semaines après leur lancement. Vendredi 15 janvier, six États membres (Danemark, Estonie, Finlande, Lituanie, Lettonie, Suède) se sont plaints de la réduction « substantielle » des livraisons de vaccins à venir que leur a annoncée Pfizer/BioNtech, la jugeant « inacceptable » et à même de décrédibiliser le processus de vaccination, dans une lettre envoyée à la Commission européenne et dont EUROPE a eu copie (http://bit.ly/2Ki0YJ7 ).

Sur la répartition des vaccins, la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, a rappelé jeudi à leurs homologues à la Santé que les États membres n'étaient contractuellement pas autorisés à négocier et acquérir des vaccins agréés dans l'UE en dehors du mécanisme d'achats groupés piloté par la Commission européenne (EUROPE 12635/3).

Jeudi prochain, les dirigeants européens devraient échanger sur la mutation du coronavirus, au vu des récentes variantes britannique, sud-africaine et brésilienne, et sur leurs capacités de séquençage permettant de les détecter. Ils échangeront également sur une accélération de la vaccination, jugée comme le meilleur moyen d’éviter des restrictions accrues de circulation, voire une fermeture des frontières intra-UE qu'ils veulent à tout prix éviter.

Le Portugal, qui assure la Présidence semestrielle du Conseil de l'UE, a décrété un retour de mesures sanitaires en place au printemps 2020 lors de la première vague de Covid-19, tout en maintenant les écoles ouvertes. La France a annoncé des restrictions supplémentaires pour les voyageurs provenant de pays tiers, notamment du Royaume-Uni. Elle leur demande de fournir les résultats d'un test PCR récent, et pas un test antigénique, et de se placer en quarantaine à leur arrivée.

Les Vingt-sept pourraient en outre discuter de la suggestion grecque d’élaborer un passeport vaccinal à l’échelon de l’UE afin de faciliter la libre circulation. Cette idée a reçu un soutien mitigé des États membres, notamment en raison de sa prématurité. Appliquée trop tôt, elle comporte le risque de déclencher un débat toxique sur une discrimination opérée entre citoyens qui ne sont pas vaccinés en même temps.

Vendredi 15 janvier, la porte-parole adjointe de la Commission européenne, Dana Spinant, a toutefois indiqué que la présidente de l'institution européenne, Ursula von der Leyen, estimait que cette idée était « une bonne chose » (voir autre nouvelle). Elle a refusé d'en dire plus sur les conditions et les modalités de son application, tout en assurant que la Commission planchait en interne sur la question.

Reste que le projet de mettre sur pied un formulaire européen pour faciliter le franchissement des frontières internes, annoncé à l'automne dernier, a pris du retard.

En amont du sommet du 21 janvier, la Commission publiera une nouvelle communication sur la Covid-19.

Avenir de l'UE. Après avoir présenté ses priorités politiques pour le premier semestre 2021, la Présidence portugaise du Conseil de l'UE informera les États membres sur les discussions en cours au plus haut niveau politique concernant le lancement de la Conférence sur l'avenir de l'Europe.

« Nous travaillons pour voir si nous pouvons rapprocher les positions de la Commission, du Parlement européen et du Conseil. Il ne s'agit pas tellement de questions de substance, mais plutôt de gouvernance » et de calendrier, avait indiqué une source européenne, mercredi 13 janvier.

Fin 2020, les institutions de l'UE seraient parvenues à trouver un accord sur presque tous les éléments de la déclaration commune (MoU) énonçant les priorités et les modalités de la Conférence, sauf la question de la présidence. Au Conseil, plusieurs États membres refusent que le libéral belge Guy Verhofstadt, le choix du PE, préside les travaux, le jugeant trop fédéraliste.

Mardi, le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, avait évoqué la possibilité d'une présidence collégiale de cet exercice paneuropéen de consultation des citoyens censé durer deux années (EUROPE 12634/4). Testée fin 2020 au Conseil, cette idée aurait été mal accueillie par la France dans un premier temps.

Les autorités portugaises espèrent être en mesure de lancer la Conférence au printemps au siège du Parlement européen à Strasbourg. (Sophie Petitjean et Mathieu Bion) 

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