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Bulletin Quotidien Europe N° 12637
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

Pfizer doit respecter ses engagements, prévient Mme von der Leyen

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé l’entreprise pharmaceutique Pfizer, vendredi 15 janvier, à respecter ses engagements en ce qui concerne la production de vaccins. Plus tôt dans la journée, l’entreprise avait annoncé que ses livraisons allaient ralentir à la fin du mois et au début du mois prochain, en raison de modifications dans le processus de production afin d'augmenter la cadence pour les semaines suivantes.

« Pfizer doit s’en ternir à ses engagements », a expliqué Mme von der Leyen lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre portugais, António Costa, à Lisbonne, ajoutant qu’il fallait fournir de manière urgente les doses garanties pour le premier trimestre. Elle s’est cependant montrée optimiste, précisant s’être entretenue avec le directeur de Pfizer. Ce dernier lui aurait certifié que toutes les doses garanties pour le 1er trimestre seront livrées et que le personnel travaille pour la réduction du délai de livraison.

M. Costa, de son côté, a encouragé les autres États membres à anticiper de possibles incidents dans la chaîne d’approvisionnement, expliquant que son pays avait créé une réserve pour pouvoir administrer la seconde dose aux personnes qui ont déjà reçu la première.

Le même jour, dans une lettre à destination de la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, les ministres de la Santé de six États membres – Danemark, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie et Suède – ont souligné leurs « sérieuses inquiétudes » concernant « la durabilité et la crédibilité » du processus de vaccination. « Les représentants locaux de BioNTech/Pfizer ont informé les responsables de la vaccination dans nos pays que les livraisons dans nos pays seraient considérablement réduites dans les semaines à venir ; à certains a été communiquée la date limite du 8 février 2021, d'autres n'ont reçu aucune information sur la durée des livraisons réduites prévues », ont-ils souligné, ajoutant qu’ils allaient devoir informer leur population que, par conséquent, leur vaccination serait retardée. « Cette situation est inacceptable. Non seulement elle a un impact sur les calendriers de vaccination prévus, mais elle diminue également la crédibilité du processus de vaccination », ont-ils souligné.

À Lisbonne, Mme von der Leyen a rappelé qu’avec les vaccins BioNTech/Pfizer et Moderna, l’UE avait assez de doses pour vacciner 80% de la population européenne. Selon elle, si le vaccin d’AstraZeneca était lui aussi approuvé par l’Agence européenne du médicament, l’UE disposerait d’un milliard de doses.

En attendant, l’UE doit rester vigilante face à l’arrivée de nouveaux variants du virus. « Nous devons, de manière urgente, augmenter les capacités de séquençage dans l’UE. C’est la seule possibilité, pas seulement de détecter les variants du virus, mais de réagir rapidement face à eux », a prévenu la présidente de la Commission.

Interrogée sur la mise en place d'un passeport vaccinal, Mme von der Leyen a salué l'initiative du Premier ministre grec, Kyriákos Mitsotákis (EUROPE 12634/1). Elle a précisé qu’il faudrait un certificat avec un système de reconnaissance mutuelle, qui est une exigence de l’OMS. « Ensuite, il y a une décision politique et juridique de ce qui pourra être fait avec ce certificat. On en reparlera bientôt pour fixer des règles communes, trouver des règles justes : combiner la vaccination ou un test PCR négatif ; il faut arriver à des solutions équilibrées qui permettent à tout le monde d'avoir la possibilité de circuler », a expliqué la présidente.

Pour M. Costa, il est « fondamental que, d’ici cet été, tout le monde se sente en sécurité pour voyager et pour accueillir les visiteurs ». « Il y aura très certainement différents moyens, un certificat de vaccination, le PCR et, comme l’a dit la présidente, ce certificat de vaccination devrait être homogène et approuvé dans les plus brefs délais pour que, dans les pays où les vaccins sont mis en place rapidement et les deuxièmes doses injectées, ces certificats puissent être remis aux destinataires », a-t-il estimé.

Le sujet pourrait être abordé lors de la visioconférence des dirigeants des Vingt-sept, le 21 janvier.

Voir la lettre des six États membres : http://bit.ly/2Ki0YJ7 (Camille-Cerise Gessant)

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