Michael Roth, le ministre allemand adjoint chargé des Affaires européennes, a indiqué, mardi 8 décembre, que la Présidence allemande du Conseil de l'UE faisait « tout son possible pour trouver une solution qui puisse être acceptée par les 27 États membres » sur l’ensemble du paquet constitué du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, du Plan de relance de l’économie et du mécanisme établissant un lien entre le versement des fonds et le respect de l’État de droit.
La Hongrie et la Pologne continuent de faire obstacle à l’adoption du CFP et du Plan de relance, tant que le texte sur la table sur la conditionnalité en matière d’État de droit ne sera pas modifié de manière substantielle (EUROPE 12616/1).
Alors que de nombreuses voix s’élèvent pour contourner le veto hongrois et polonais en scellant un accord à 25 pour pouvoir mettre en œuvre le Plan de relance, Michael Roth a semblé privilégier une solution à 27 pour résoudre le différend. « En début de Présidence, en juillet, nous avions indiqué que nous souhaitons sortir ensemble de la crise, et ce, de manière solidaire. La Présidence se sent liée par cet engagement jusqu’au 31 décembre », a-t-il dit après la réunion du Conseil des Affaires générales, mardi. Il a parlé d’une semaine décisive de négociations en coulisses pour trouver une solution « dans les prochaines heures, les prochains jours ».
Il a souligné que plusieurs ministres, mardi, ont répété qu’ils ne souhaitaient pas modifier le texte sur le mécanisme ‘État de droit’.
Enfin, « tout est lié » (CFP, Plan de relance et mécanisme ‘État de droit’) et « nous devons tenir compte d’une multitude de points de vue », a conclu M. Roth, qui semble écarter l’idée de faire approuver prochainement à la majorité qualifiée au Conseil le texte sur la conditionnalité en matière d'État de droit.
La Pologne et la Hongrie ont une nouvelle fois eu des discussions, mardi, pour coordonner leur position en vue du Conseil européen des 10 et 11 décembre. (Lionel Changeur)