Au vu de nouvelles données scientifiques prouvant que deux néonicotinoïdes de nouvelle génération, le sulfoxaflor et le flupyradifurone, approuvés en 2015 par l'UE, sont très toxiques pour les abeilles, l'eurodéputé Éric Andrieu (S&D, français) - qui fut président de la commission spéciale 'PEST' du PE - a dénoncé, mardi 8 décembre, les tentatives des États membres de les maintenir sur le marché.
La Commission a pourtant proposé que les utilisations en extérieur du sulfoxaflor soient interdites sur la base de l'évaluation de l'EFSA et que l'approbation de la flupyradifurone fasse l'objet d'une révision sur la base du règlement 'Pesticides' (1107/2009 /CE) .
« Dans le cas du sulfoxaflor, des États membres comme l'Irlande, la Hongrie et la Belgique, par exemple, soutenus silencieusement par de nombreux autres, font l'impossible pour maintenir l'autorisation de ce produit pourtant reconnu comme toxique et biocide. Pour le flupyradifurone, ce sont les Pays-Bas qui sont à la manœuvre », précise l'eurodéputé, dans un communiqué.
Dans des questions écrites, il demande à la Commission si, à la lumière des engagements sur le Green Deal pour la biodiversité, elle « compte enfin revoir la procédure de validation de ce type de produit et faire prévaloir le principe de précaution ».
Au Conseil, il demande si l'on peut compter sur lui « pour défendre la biodiversité et obtenir que les États membres adoptent des mesures conformes aux informations scientifiques disponibles et conformes à la loi ». (Aminata Niang)