Le président du Parlement européen, David Sassoli, a annoncé, lundi 28 septembre, que la session plénière s'ouvrant lundi 5 octobre se tiendrait une nouvelle fois à Bruxelles et non à Strasbourg.
« Malheureusement, étant donné la récente hausse du taux de transmission du virus en France, y compris dans le département du Bas-Rhin, et dans un souci de santé publique, nous devons reconsidérer le déplacement des députés et employés au Parlement européen, à quelques jours de la première session parlementaire d’octobre », a-t-il déclaré.
Le président du PE est donc resté sourd aux appels du président français, Emmanuel Macron, qui, mercredi 23 septembre, lui avait adressé une lettre exigeant un « retour à la normalité institutionnelle et une reprise des sessions plénières à Strasbourg dès le mois d'octobre ».
Depuis le début de la pandémie de Covid-19, huit sessions plénières ont en effet été déplacées à Bruxelles, au grand dam du gouvernement et de certains élus français (EUROPE 12556/11).
Arguant que la situation sanitaire n'est pas plus critique à Strasbourg qu'à Bruxelles, Emmanuel Macron rappelle dans sa lettre qu'un « travail de coopération rigoureuse » a été engagé entre l'État français, la ville de Strasbourg, les collectivités locales et les services du PE, pour « appliquer un protocole sanitaire strict et offrir des garanties robustes aux députés européens comme aux personnels administratifs ».
Le président français requiert en outre que des « mécanismes de compensation » (EUROPE 12559/28) soient définis. Ceux-ci pourraient, suggère-t-il, prendre la forme d'un rallongement des sessions dans les prochains mois.
Il plaide également pour que l'ouverture de la Conférence pour l'avenir de l'Europe (EUROPE 12550/20) « ainsi que nombre de ses travaux » aient lieu à Strasbourg.
Pour consulter la lettre : https://bit.ly/34a5vDg (Agathe Cherki)