login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12569
Sommaire Publication complète Par article 15 / 24
ACTION EXTÉRIEURE / Haut-karabakh

Il n'y a pas de solution militaire au conflit, souligne l'UE

Depuis le déclenchement des combats au Haut-Karabakh, dimanche 27 septembre, l'Union européenne appelle les parties au conflit, ainsi que les puissances régionales, à tout faire pour éviter une guerre.

« C'est la dernière chose dont la région a besoin », a déclaré Peter Stano, porte-parole du Service européen pour l'action extérieure, faisant valoir « les conséquences sérieuses » que pourrait avoir l'escalade de la violence sur la stabilité de la région.

La veille, le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, qui s'est entretenu avec les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan, avait demandé « la cessation des hostilités », qui auraient fait plus de cinquante morts, ainsi que le retour des parties à la table des négociations sous les auspices du Groupe de Minsk de l'OSCE.

Des combats ont opposé les séparatistes du Haut-Karabakh, soutenus par l'Arménie, aux forces armées azerbaïdjanaises, faisant craindre une guerre ouverte entre Bakou et Erevan. La Turquie appuie ouvertement l'Azerbaïdjan, tandis que l'Arménie et la Russie sont parties à une même alliance militaire : l’Organisation du traité de sécurité collective.

Saisine de la CEDH. Lundi, la Cour européenne des droits de l'homme a annoncé avoir été saisie d'une demande de mesure provisoire introduite par l'Arménie contre l'Azerbaïdjan.

Le gouvernement arménien y sollicite les juges de Strasbourg afin qu'ils se prononcent pour que le gouvernement azerbaïdjanais fasse cesser : - les attaques militaires contre les populations civiles sur toute la ligne de contact des forces armées d'Arménie et du Haut-Karabakh ; - les attaques aveugles ; - le ciblage des populations et des biens civils ainsi que celui des agglomérations.

Actuellement en examen, cette demande de mesure provisoire a été envoyée sous l'angle de l'article 39 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cet article est généralement activé en cas d'expulsion ou d'extradition et permet de notifier des mesures d'urgence qui ne s'appliquent qu'en cas de « risque imminent de dommage irréparable ».

La Cour n'est pas soumise à des délais réglementaires pour y répondre, mais elle le fera « dans les plus brefs délais », a annoncé l'une de ses porte-parole.

Dans une déclaration commune publiée ce lundi, les corapporteurs de suivi de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) pour l'Arménie et pour l'Azerbaïdjan ont exhorté « tous les États membres du Conseil de l'Europe à s'abstenir de toute action ou discours qui pourraient contribuer à la tension et l'instabilité dans cette région », allusion claire aux interférences de la Turquie et de la Fédération de Russie. (Mathieu Bion et Véronique Leblanc)

Sommaire

RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
BRÈVES