La décision, prise mardi 8 septembre (EUROPE 12555/4), de maintenir la session plénière du Parlement européen de septembre à Bruxelles au lieu de Strasbourg en raison des conditions sanitaires qui se dégradent en France a fortement mécontenté certains eurodéputés français.
Ainsi, Anne Sander (PPE, française) estime que cette « décision est difficile à accepter ». « Le Parlement annule la session à Strasbourg, en zone rouge, pour la transférer à Bruxelles, également en zone rouge. Quelle cohérence ? » - s’interroge l’eurodéputée.
Mme Sander appelle par conséquent le gouvernement français à engager « rapidement » des discussions avec le Parlement européen afin d’identifier les compensations qui doivent être envisagées pour pallier l’annulation de la tenue des sessions plénières à Strasbourg depuis mars dernier.
Jérôme Rivière (ID, français) a dénoncé l’incohérence de la décision annoncée par le président du Parlement européen, David Sassoli. Selon l’eurodéputé d’extrême droite, M. Sassoli utiliserait le prétexte de la pandémie pour « mettre la France, et Strasbourg en particulier, de côté, en bafouant les traités et en fragilisant le siège de Strasbourg ».
Depuis que s'est développée la pandémie, huit sessions plénières (dont deux sessions extraordinaires) ont été déplacées à Bruxelles. (Pascal Hansens)