La sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen a apporté son plein soutien, mardi 8 septembre, aux conclusions d’Agnès Callamard concernant l’affaire du journaliste Jamal Khashoggi, « en sa qualité d'expert indépendant en matière de droits de l'homme et de rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ! »
Quelques heures plus tôt, Mme Callamard avait estimé que les verdicts rendus dans l’affaire n’avaient « aucune légitimité légale ou morale, au terme d'un procès qui n'était ni équitable, ni juste, ni transparent ».
Interrogé par EUROPE, le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Peter Stano, a précisé, le 9 septembre, que l’UE prenait note du verdict et du fait que l’Arabie saoudite avait suivi ses procédures internes pour l'enquête et les poursuites. « L'UE prend également note du fait que la famille Khashoggi a gracié les accusés, ce qui a permis de transformer leur peine de mort en peine de prison », a-t-il ajouté.
Cependant, selon le porte-parole, l’UE est consciente des « vives inquiétudes exprimées par les Nations unies, qui jettent un doute sur la crédibilité du processus ».
Lundi 7 septembre, huit accusés, reconnus coupables d’être impliqués dans la mort de M. Khashoggi, ont été condamnés à des peines allant de 7 à 20 ans de prison. (Camille-Cerise Gessant)