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Bulletin Quotidien Europe N° 12556
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Les États membres à nouveau appelés à aider la Grèce après l'incendie du camp de Moria

La Commission européenne et des organisations internationales telles que le haut-commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) ont offert leur soutien aux autorités grecques pour qu’elles évacuent et relogent les migrants du camp de Moria à Lesbos, touché dans la soirée du 8 septembre par un vaste incendie qui l’aurait, selon les médias grecs, ravagé à « 99 % ».

Le 9 septembre, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, s’est dite « profondément attristée » et a demandé au vice-président chargé de la promotion du mode de vie européen, Margarítis Schinás, de se « rendre aussi vite que possible en Grèce ». La priorité est de « mettre en sécurité les personnes qui se retrouvent sans abri », a-t-elle prévenu.

La commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, quant à elle, a annoncé sur Twitter que la Commission allait « financer » le transfert immédiat vers le continent de 400 mineurs non accompagnés toujours présents à Moria. 640 mineurs ont déjà été relocalisés vers l’UE (sur une promesse de 1 600) et le gouvernement grec a également transféré des mineurs vers le continent ces derniers mois.

Le gouvernement allemand a lui aussi appelé, dans la matinée, les États membres à accueillir une partie de ces personnes sans abri.

« Nous devons au plus vite déterminer comment nous pouvons soutenir la Grèce. Parmi ces aides figure une répartition entre pays de l'UE prêts à accueillir (des migrants) », a affirmé Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangères, sur Twitter.

Le vice-président chargé des relations interinstitutionnelles, Maroš Šefčovič, a dit pour sa part que les besoins sur place seraient identifiés rapidement avec les autorités grecques, entre abris et matériel sanitaire. Le Bureau européen d’appui à l’asile (EASO), quant à lui, a fait savoir qu’il devait suspendre provisoirement ses activités.

Le camp de Moria, l’un des hotspots mis en place après 2015, est surpeuplé depuis des années, suscitant régulièrement l’inquiétude des ONG. Le camp compte plus de 12 000 demandeurs d’asile - pour une capacité de 4 000 - dont 4 000 enfants, selon l'UNHCR.

Selon les médias grecs, l’incendie serait lié à de nouvelles mesures imposées par les autorités pour éviter la propagation de la Covid-19 dans le camp que n’auraient pas supportées les migrants.

La Commission appelle régulièrement les États membres à soulager la population des camps des îles grecques et plus de 2 milliards d’euros ont été versés à la Grèce depuis 2015 pour gérer la migration.

La Commission entend remédier à ces situations dans son Pacte sur l’asile et la migration dont elle a confirmé mercredi la publication pour le 30 septembre. Celui-ci aurait pour objet de plus rapidement identifier les personnes ayant droit à l’asile et pouvant être réparties entre les États membres. Des centres d’identification supplémentaires, soutenus par l’UE, auraient donc à être créés dans ces mêmes pays de première ligne pour réaliser ce travail d'accueil et de contrôle (screening) des migrants.

Par ailleurs, un régime spécial serait créé pour les personnes secourues en mer, qui devraient, elles, en théorie, être immédiatement réparties. (Solenn Paulic)

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