La deuxième phase de consultation des partenaires sociaux sur la possibilité d’entreprendre une action européenne pour faciliter la mise en place de salaires minimaux justes au sein de l’UE vient de toucher à sa fin, ce vendredi 4 septembre. L’objectif est notamment de savoir s’il est opportun de présenter une directive ou non au niveau européen.
« Après la fin de la deuxième phase de consultation des partenaires sociaux, la Commission européenne évaluera soigneusement les réponses reçues des partenaires sociaux. La Commission européenne a l'intention de présenter une proposition avant la fin de 2020 », nous explique-t-on du côté de la Commission européenne.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, seuls les syndicats ont communiqué et transmis leur position à la Commission européenne. Sans surprise, la Confédération européenne des syndicats (CES) soutient le projet de présenter une directive (EUROPE 12403/5).
« Le salaire minimum expose les travailleurs à la pauvreté dans 17 États membres - ce qui va à l'encontre de l'objectif même d'un salaire minimum », a rappelé la secrétaire générale adjointe de la CES, Esther Lynch, qui veut mettre fin à ce qu'elle considère comme un « scandale ». La CES espère ainsi des engagements forts de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de son discours sur l’état de l’Union devant le PE, plus tard dans le mois.
Le projet d'action européenne pour encourager la mise en place de salaires minimums décents reste un sujet hautement délicat politiquement, notamment pour les États membres scandinaves. La Commission européenne aura en effet à suivre un chemin de crête pour respecter à la fois le principe de subsidiarité et l'autonomie des partenaires sociaux au niveau national. (Pascal Hansens)