Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé, dans la soirée du 3 septembre, un accord entre la Grèce et la Turquie pour « entamer des pourparlers techniques à l'OTAN afin d'établir des mécanismes de déconfliction militaire pour réduire le risque d'incidents et d'accidents en Méditerranée orientale ».
« La Grèce et la Turquie sont des alliés précieux et l'OTAN est une plateforme importante pour les consultations sur toutes les questions qui affectent notre sécurité commune », a-t-il ajouté, précisant qu’il allait rester en contact étroit avec tous les Alliés concernés pour trouver une solution aux tensions dans l'esprit de solidarité de l'OTAN.
Alors que la Turquie a souligné, le 3 septembre, son soutien à cette initiative, la Grèce a démenti un tel accord.
Interrogé le 4 septembre sur ce quiproquo, le Secrétaire général de l'OTAN a précisé que des militaires grecs et turcs s’étaient déjà rencontrés pour des « discussions techniques » destinées à établir des mécanismes d'apaisement des tensions, mais qu’il n’y avait pas d’accord. Il a ajouté qu’il ne s’agissait pas non plus de négociations et que ces discussions venaient en complément des efforts allemands pour une médiation vers un apaisement des tensions.
Interrogé sur le sujet, le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a estimé qu’« à la place de mesures unilatérales, de menaces et de déclarations », il fallait dialoguer pour trouver un moyen d’apaiser les tensions. (Camille-Cerise Gessant)