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Bulletin Quotidien Europe N° 12529
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

Le nouveau chef exécutif de l’Agence européenne de défense présente ses priorités d’action

Le nouveau directeur exécutif de l’Agence européenne de Défense (AED ou EDA en anglais), Jiří Šedivý, en poste depuis le 4 mai, a présenté, jeudi 16 juillet, à la sous-commission 'Sécurité et Défense' du Parlement européen les priorités de son mandat.

M. Šedivý souhaite tout d’abord que l’AED aide les États membres à s’investir ensemble dans la pleine capacité de défense de l’UE « en saisissant les occasions de coopération les plus urgentes et les plus prometteuses ».

Pour lui, l'examen annuel coordonné de la défense (CARD), qui sera présenté en novembre, fournira une base pour des activités concrètes de coopération, de concert avec la révision stratégique de la coopération structurée permanente (CSP ou PESCO en anglais), qui permet « de faciliter la mise en œuvre de la culture de sécurité et de défense commune » entre les États membres.

Actuellement, 47 projets sont développés dans le cadre de la CSP, dont beaucoup en sont encore aux balbutiements, selon M. Šedivý. L’AED soutient techniquement cinq projets et a reçu des États membres trois demandes de soutien supplémentaires.

Si, selon le directeur exécutif, il est trop tôt pour évaluer l'impact de CARD, de la CSP et du Fonds européen de Défense, car il faut attendre leur consolidation dans les plans de planification nationale, selon les premières conclusions, « la tendance est positive, mais fragile ».

« L’investissement dans la défense devra faire face à énormément de pression budgétaire », s’est-il inquiété, rappelant que la fragmentation entre les capacités nationales de défense ne pourra être surmontée qu’en cas d’approche commune sur la modernisation et le remplacement de ces capacités. La partie consacrée à la recherche et au développement ne représente que 0,9% des dépenses de défense, ce qui est « insuffisant et insatisfaisant », a-t-il prévenu. Selon M. Šedivý, « cela met en jeu l’excellence technologique européenne, si cette trajectoire ne change pas de manière significative ». Le directeur exécutif a précisé que l’AED avait identifié 55 occasions de coopération entre États membres, catégorisées de « très prometteuses » à « très urgentes ».

M. Šedivý a également estimé qu’il était nécessaire de travailler davantage sur les technologies disruptives, les systèmes autonomes et l’intelligence artificielle. Il veut aussi proposer au Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité trois projets stratégiques concernant la cyberdéfense, le secteur spatial et l’harmonisation des systèmes terrestres. « Il s’agit de trois capacités stratégiques qui doivent être des priorités », a-t-il justifié.

M. Šedivý a aussi mis en avant deux autres priorités : l'intégration des initiatives de défense dans les planifications nationales de défense et une intensification des interactions avec d’autres parties prenantes de l’UE, telles que la Commission, en particulier la nouvelle direction générale DEFIS, le comité militaire de l’UE ou le Service européen pour l’action extérieure. Il a aussi rappelé l'importance de la coopération avec l’OTAN. Sur les 47 projets CSP, 38 se recoupent avec les priorités de l’Alliance. (Camille-Cerise Gessant)

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