La pandémie de Covid-19 aurait généré quelque 900 000 nouveaux chômeurs durant les trois premiers mois de la crise sanitaire, dont une part non négligeable parmi les États membres dits « frugaux », selon les chiffres de la Confédération européenne des syndicats (CES), jeudi 2 juillet.
Se fondant sur les chiffres d'Eurostat, les syndicats constatent que 253 000 travailleurs ont perdu leur emploi en mai. En ajoutant ces chiffres à ceux d'avril, soit 397 000 emplois, et 241 000 en mars, cela porte à environ 891 000 le nombre d'emplois perdus. Le nombre total de chômeurs dans l'UE serait désormais de 14,36 millions, dont 2,815 millions de jeunes de moins de 25 ans.
Les syndicats notent de surcroît que dans trois des quatre États membres très frileux sur le Plan de relance, à savoir l'Autriche, la Suède et les Pays-Bas, quelque 142 000 emplois auraient été détruits sur cette période, soit 15 % du total européen. Une part « énorme », estiment les syndicats, si elle est rapportée à leur part au sein de la population européenne qui s'établirait à 9,5 %.
La Confédération rappelle que les syndicats de ces quatre États membres (le Danemark est le quatrième) exhortent depuis lors les gouvernements à soutenir le plan de relance européen. Le chômage étant l'arbre qui cache la forêt, insiste le syndicat : 42 millions de personnes seraient tombées en chômage partiel durant la crise sanitaire. (Pascal Hansens)