login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12506
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / Budget/Économie

Les ministres de l’UE évoqueront mardi 16 juin le plan de relance post-Covid-19 et le CFP 2021-2027

Les ministres des Affaires européennes de l’UE discuteront, mardi 16 juin, dans la perspective du Conseil européen du 19 juin, des différentes propositions sur le plan de relance post-Covid-19 et le cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE pour 2021-2027.

Le Conseil des Affaires générales de l’UE, en vidéoconférence, aura un débat sur l’ensemble du paquet de propositions. Puis les dirigeants de l’UE évoqueront le dossier vendredi 19 juin. 

Les ambassadeurs de l’UE ont poursuivi, vendredi 12 juin, leur évaluation des propositions en évoquant notamment l'instrument de soutien à la solvabilité des entreprises et la proposition révisée du noyau du CFP de 1 100 milliards d'euros (EUROPE 12504/2, 12494/1).

Sur l’instrument de soutien à la solvabilité, les pays dits 'frugaux' ont fait montre d’une approche plus prudente que les autres délégations.

Sur le CFP, les positions n’ont pas bougé. Les pays 'frugaux' ont réitéré leur préférence pour des prêts aux États dans le cadre du plan de relance au lieu de l'octroi de subventions. Ils ont répété leur position favorable à un CFP plafonné à 1% du revenu national brut (RNB) de l’UE. Plusieurs délégations ont évoqué la clé de répartition des fonds versés via l’instrument de relance. Les pays dits 'de la cohésion' ont demandé de revoir à la hausse l’enveloppe de la politique de cohésion et les éléments de flexibilité pour ces dépenses. La France et l'Allemagne sont plutôt satisfaites de la proposition de la Commission. 

Enfin, les pays 'libéraux', dont l'Allemagne et les pays scandinaves, ont critiqué la proposition révisant le CFP actuel afin de mobiliser en 2020 11,5 milliards d’euros pour faire face à la crise. Les pays les plus touchés (Italie, Espagne, Grèce), au contraire, ont demandé la mobilisation rapide de ces soutiens. 

Voir un résumé des discussions préparatoires qu'a rédigé la Présidence croate du Conseil de l'UE en vue du Conseil 'Affaires générales': https://bit.ly/3d67Z8n

Travail acharné. Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré le 14 juin que ce plan de reconstruction se fera avec l’Europe, qui, après des débuts timides, « s’est hissée à la hauteur du moment ».

L’accord franco-allemand autour d’un endettement commun et d’un plan d’investissement pour redresser l’économie du continent est un tournant historique, selon lui. En empruntant pour la première fois ensemble, avec la chancelière d’Allemagne, nous proposons aux autres États européens de dire « nous » plutôt qu’une addition de « je ».

« C’est le résultat d’un travail acharné, initié par la France et que nous menons depuis trois ans », a-t-il dit. Cela peut être, d'après le président français, « une étape inédite de notre aventure européenne et la consolidation d’une Europe indépendante qui se donne les moyens d’affirmer son identité, sa culture, sa singularité face à la Chine, aux États-Unis et dans le désordre mondial que nous connaissons ». Une Europe plus forte, plus solidaire, plus souveraine. « C’est le combat que je mènerai en votre nom dès le Conseil européen de juillet et dans les deux années à venir », a conclu M. Macron. (Lionel Changeur)

Sommaire

RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
ACTION EXTÉRIEURE
SÉCURITÉ - DÉFENSE
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
BRÈVES
CARTE BLANCHE