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Bulletin Quotidien Europe N° 12505
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Banques

La pandémie de Covid-19 exacerbe les difficultés liées au parachèvement de l'union bancaire en zone euro

L'Eurogroupe a décidé, jeudi 11 juin, de relancer les travaux des experts sur le parachèvement de l'union bancaire en zone euro et se donne rendez-vous à l'automne pour faire à nouveau le point.

« Les travaux sur l'union bancaire doivent se poursuivre. Les efforts accomplis sur ce dossier ont été stoppés en raison de la réponse immédiate à la crise de la Covid-19 », a déclaré son président sortant, Mário Centeno.

En janvier, les ministres avaient constaté la persistance du blocage, tant sur l'élaboration d'une feuille de route pour le parachèvement de l'union bancaire que sur la réforme du Mécanisme européen de stabilité (MES) (EUROPE 12405/22).

Pour l'Eurogroupe, l'approche « holistique » doit permettre de mener tous les dossiers de front : l'introduction anticipée du filet de sauvetage ('backstop') du Fonds de résolution unique (SRF), le système européen EDIS de garantie des dépôts bancaires, les expositions des banques au risque souverain, les questions de liquidité en cas de résolution d'un groupe bancaire.

 De l'avis d'experts, les divergences présentées avant la pandémie n'ont pas disparu et la crise devrait même polariser davantage des positions bien connues entre les pays prônant une réduction préalable des risques avant leur partage au sein de l'union bancaire et ceux pour qui le partage des risques financiers contribue justement à les réduire.

La crise économique va probablement faire remonter le taux moyen de prêts bancaires non performants (NPL), qui avait diminué jusqu'à 2,8% du total des encours bancaires dans l'UE au 3e trimestre 2019. La réduction préalable des NPL conditionne l'introduction, avant fin 2023, du filet de sécurité du fonds SRF, rôle que jouera le MES. Les turbulences financières observées au début de la pandémie ont eu un impact sur les bilans des banques fortement exposées à la dette publique de leur pays d'origine. Elles renforcent la conviction des pays prônant une réduction préalable des risques selon laquelle l'exposition aux titres souverains devrait avoir un coût.

Voir le rapport de la Présidence croate du Conseil de l'UE sur l'union bancaire : https://bit.ly/3cVBARG (Mathieu Bion)

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