La Commission européenne a demandé, le 12 juin, que les autorités grecques et croates enquêtent respectivement sur les allégations de refoulement de demandeurs d’asile à leurs frontières portées contre elles par le Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) et l’ONG Amnesty International.
Le UNHCR a accusé la Grèce de refouler des migrants vers la Turquie, à la fois à la frontière terrestre et à la frontière maritime. Le UNHCR a déjà régulièrement demandé à Athènes de mener une enquête.
Le porte-parole de la Commission, Adalbert Jahnz, a dit que l’institution attendait que la Grèce fasse « toute la lumière » sur ces accusations et « mène une enquête ».
Sur la Croatie, la Commission est très « préoccupée » par ces allégations, a-t-il ajouté, assurant que les violences contre les demandeurs d’asile doivent « être condamnées ». « Nous sommes en contact avec les autorités croates », a indiqué le porte-parole.
Amnesty reproche aux policiers croates d’avoir ligoté et battu 16 migrants pakistanais et afghans qui avaient « illégalement franchi la frontière avec la Bosnie ». L’ONG a accusé l’UE « d'ignorer délibérément » et régulièrement la « violence » des policiers croates à l'égard des migrants alors que des accusations similaires ont déjà été portées en 2019. (Solenn Paulic)