Une lettre dénonçant le « silence assourdissant » des dirigeants de l'UE et des États membres au sujet des violences policières et du racisme institutionnel a été adressée, vendredi 12 juin, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l’initiative du Réseau européen contre le racisme (ENAR).
L’organisation, soutenue par plus de 150 associations, y condamne notamment les propos tenus par le vice-président de la Commission chargé de la promotion du mode de vie européen, Margarítis Schinás.
Réagissant au meurtre de George Floyd à Minneapolis, M. Schinás a assuré ne pas considérer que l’Europe soit actuellement confrontée à « des problèmes qui se rapportent de manière flagrante à la brutalité policière ou à des questions de race qui transcendent nos systèmes », selon le journal britannique Financial Times.
Les signataires dénoncent un « déni flagrant de l'existence de la brutalité policière et des pratiques policières discriminatoires en Europe » et appellent les dirigeants à garantir des pratiques policières équitables pour toutes les communautés.
Au Parlement européen, le constat est le même parmi certains eurodéputés. Ainsi, Younous Omarjee (GUE/NGL) a suggéré que le « Parlement européen devienne la Première institution internationale à reconnaître solennellement que la traite négrière et l'esclavage sont des crimes contre l'humanité ».
Pour consulter la lettre : https://bit.ly/2UDxkjr (Agathe Cherki avec Pascal Hansens)