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Bulletin Quotidien Europe N° 12468
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Bce

Les opérations de rachat de titres augmenteront le bilan de l'institut monétaire de 1 100 milliards € d'ici fin 2020

Pour affronter l'impact économique de la pandémie de Covid-19, le lancement de l'opération PEPP de rachat de titres publics et le renforcement de la capacité d'intervention de l'opération APP existante augmenteront le bilan de la Banque centrale européenne (BCE) de « 1 100 milliards d'euros » d'ici la fin 2020, a indiqué la présidente de l'institut monétaire de Francfort, jeudi 16 avril, dans son intervention lors de la réunion par visioconférence du Comité monétaire et financier international (CMFI), l’organe de direction politique du FMI.

Rappelant les décisions d'une ampleur inédite déjà prises le 12 mars (EUROPE 12445/1) et le 18 mars (EUROPE 12450/6) pour empêcher un effondrement de l'économie, Mme Lagarde a réitéré le fait que le Conseil des gouverneurs se tient prêt à « faire tout le nécessaire » ('everything necessary') dans le cadre de son mandat, à savoir accroître l'ampleur de ses rachats et diversifier leur composition pour une durée aussi longue qu'il le faudra.

La prochaine réunion régulière du Conseil est programmée pour jeudi 30 avril.

Agissant en tant que superviseur des grands groupes bancaires au sein de la zone euro, la BCE analyse la capacité des banques à résister au choc économique à venir tout en continuant de fournir des crédits à l'économie européenne.

Les banques de la zone euro disposent de fonds propres et de liquidités « plus robustes » qu'au moment de la crise financière de 2008, a estimé Mme Lagarde.

Mardi, l'Autorité bancaire européenne avait indiqué que les banques européennes disposaient, fin 2019, d'un capital de qualité optimale (CET1) à hauteur de 14,8%, en hausse par rapport au 3e trimestre 2019 (14,4%).

La BCE et les autorités prudentielles nationales de la zone euro ont pris des mesures spécifiques pour alléger les contraintes réglementaires pesant sur les banques afin qu'elles continuent d'octroyer des prêts aux opérateurs économiques. Mme Lagarde a quantifié ces mesures : - 120 milliards d'euros pour la possibilité d'agir en dessous du niveau de capital requis par le pilier II des règles prudentielles ('pillar 2 guidance') ; - 22 milliards d'euros pour l'assouplissement de contraintes liées à la constitution de matelas de sécurité visant les établissements de crédit systémiques ; - 30 milliards d'euros en cas de non-paiement de dividendes aux actionnaires jusqu'à octobre 2020 (EUROPE 12461/14).

Faisant écho au récent rapport du Comité de stabilité financière (EUROPE 12466/23), Mme Lagarde est d'avis que le secteur financier non bancaire doit être suivi « de près », certains fonds d'investissement ayant fait l'objet de sorties de capitaux « significatives ». Néanmoins, la décision de la BCE d'étendre l'opération APP aux sociétés non financières a permis d'« endiguer » la fuite de capitaux des fonds de marchés monétaires, a-t-elle noté. (Mathieu Bion)

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