Sans surprise, les députés européens ont approuvé, jeudi 26 mars dans la soirée, à la quasi-unanimité (686 voix pour, aucune voix contre et 2 abstentions) la suspension temporaire des règles de l'UE sur les créneaux horaires dans les aéroports (EUROPE 12445/3).
Cette mesure, qui doit permettre d’empêcher les transporteurs aériens d'exploiter des vols à vide pendant la pandémie de Covid-19, a été adoptée en urgence (EUROPE 12455/3), sur la base d’une proposition présentée par la Commission le 13 mars dernier (EUROPE 12446/4).
Comme le Conseil (EUROPE 12451/18), le Parlement souhaite que la contrainte d’utilisation par les compagnies aériennes de leurs créneaux de décollage et d'atterrissage soit levée pour toute la saison estivale, du 29 mars au 24 octobre 2020.
Une décision saluée par les représentants du secteur et par la commissaire aux Transports, Adina Vălean, qui a appelé les ministres européens en charge des Transports à agir en conséquence.
« Nous mettons fin à une absurdité écologique et économique dans le contexte de la pandémie de Covid-19 », a, pour sa part, estimé la présidente de la commission parlementaire des transports (TRAN), Karima Delli (Verts/ALE, française).
Agenda. Une procédure écrite a été ouverte ce jour au Conseil afin que la position de l’institution soit définitivement adoptée. Elle se terminera lundi 30 mars à 10 heures et requiert la majorité qualifiée, ce qui ne devrait pas poser de difficultés.
Le PE ayant adopté la même position que le Conseil, la phase des négociations interinstitutionnelles (‘trilogues’) ne sera pas nécessaire : le texte devrait donc pouvoir être signé dès lundi 30 mars et publié au Journal officiel de l’UE le lendemain.
Si tel était le cas, il entrerait en vigueur le 1er avril. « C’est ce que l’on appelle une procédure législative éclair », s'est félicité sur son compte Twitter l’eurodéputé Ismail Ertug (S&D, allemand). (Agathe Cherki)