Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a exhorté toutes les parties au conflit dans l’est de l’Ukraine à respecter leurs obligations en vertu du droit international des droits de l'homme et du droit humanitaire.
Dans un rapport daté du 12 mars, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) a identifié et confirmé un modèle constant de détention arbitraire, « qui s'apparente souvent à une disparition forcée, à la torture et aux mauvais traitements des détenus liés au conflit dans les républiques dites ‘populaire de Louhansk’ et ‘populaire de Donetsk’ ». « Ces pratiques et l'impunité de leurs auteurs doivent cesser », a exigé le porte-parole du SEAE. Il a appelé à des enquêtes immédiates et complètes sur ces violations signalées, qualifiant les récits des détenus libérés sur les conditions de leur détention dans les rapports du HCDH d'« épouvantables ».
Le porte-parole du SEAE a aussi demandé que des observateurs internationaux indépendants aient un accès total et inconditionnel à tous les détenus et à tous les lieux de détention.
« L'UE attend de la Russie qu'elle exerce son influence considérable sur les formations armées qu'elle soutient afin de parvenir à une solution politique durable et pacifique du conflit dans l'est de l'Ukraine », a rappelé le porte-parole.
Voir le rapport du HCDH : https://bit.ly/3dxxWiz (Camille-Cerise Gessant)