Une trentaine d’ONG qui défendent la protection des animaux ont envoyé aux représentants des institutions européennes, vendredi 20 mars, une lettre leur demandant d'adapter leur réponse à la pandémie de Covid-19, « car les longs délais aux frontières entraînent des souffrances pour les animaux d’élevage ».
Ces ONG demandent à l'UE « d'interdire le transport d'animaux d'élevage vers des pays tiers, ainsi que les voyages de plus de huit heures ».
Elles s’inquiètent du fait que, dans les nouvelles lignes directrices de l'UE sur la gestion des frontières en temps de pandémie, la Commission européenne insiste sur le fait que le transport d'animaux vivants entre les pays de l'UE doit se poursuivre.
« Ces lignes directrices ne tiennent pas compte des graves conséquences sur la santé et le bien-être des animaux d'élevage transportés, en particulier ceux qui sont transportés entre des pays de l'UE et des pays tiers », explique Compassion in World Farming.
Les exemples ne manquent pas : - des véhicules transportant des animaux de ferme se voient refuser l'entrée en Croatie ; - des files d'attente de 40 km existent à la frontière entre la Lituanie et la Pologne et de 65 km du côté allemand de la frontière avec la Pologne, ce qui entraîne des temps d'attente de 18 heures ; - des véhicules transportant des animaux de ferme sont coincés dans de très longues files d'attente au point de sortie entre la Bulgarie et la Turquie.
Le Conseil de l’UE a adopté en décembre 2019 des conclusions demandant un renforcement des règles sur le bien-être des animaux (EUROPE 12391/31).
Pour consulter la lettre de ces ONG : https://bit.ly/2weKB9q (Lionel Changeur)