Les plastiques occuperont une place de choix dans le projet de plan d'action pour l'économie circulaire 2.0 et il n'y aura pas de place pour le 'greenwashing', cette pratique qui consiste à vanter des vertus écologiques non prouvées, à en juger par la dernière mouture du projet en circulation, vu par EUROPE.
Le nouveau plan d’action, qui vise à accélérer la transition de l'UE vers l'économie circulaire, sera présenté le 10 mars par la Commission (EUROPE 12440/3, 12342/3).
Il s’appuiera sur la stratégie plastique de l'UE, qui vise à garantir que 100% des emballages plastiques mis sur le marché de l’UE soient recyclables ou réutilisables à l’horizon 2030, en promouvant des modes de production plus durables du plastique, dès sa conception, et en rendant son recyclage économiquement plus rentable pour les entreprises (EUROPE 11940/11). Il conviendra toutefois d’aller plus loin, en créant une nouvelle économie du plastique tout en réduisant la libération et la présence dans l’environnement de microplastiques issus des pneus, des textiles et des granulés et en veillant au sérieux des solutions réputées écologiques.
À cette fin, les allégations de durabilité des bioplastiques et des plastiques réputés biodégradables devront être vérifiées, précise la Commission. Pour éviter tout étiquetage pouvant semer la confusion chez le consommateur, l'institution compte présenter cette année un cadre visant à garantir que l'approvisionnement et l'utilisation de plastiques issus de la biomasse se traduisent par des véritables avantages pour l'environnement et le climat.
En matière de mobilité propre, la Commission adoptera un nouveau cadre réglementaire pour les batteries afin de favoriser l’électromobilité et prendra en compte la révision de la directive ‘Batteries’. Figurent entre crochets des précisions à apporter par les services 'Transports' de la Commission.
Dans le catalogue de mesures législatives que la Commission envisage de présenter cette année, sont notamment citées : - des mesures d’écoconception pour les imprimantes et les produits de consommation comme les cartouches et, éventuellement, un chargeur universel ; - une législation sur la justification des allégations écologiques, qui se fonderait sur les méthodes de mesure de l’empreinte environnementale des produits ou organisations concernés ; - le renforcement de la portée du label écologique de l’UE et, éventuellement, une rationalisation et une plus grande accessibilité des labels de durabilité existants ; - une législation sur l’information des consommateurs sur la durabilité et la réparabilité des produits et la création d’un nouveau droit à la réparation pour les consommateurs.
Voir le plan d'action: http://bit.ly/2v5nvkY (Aminata Niang)