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Bulletin Quotidien Europe N° 12440
POLITIQUES SECTORIELLES / Économie circulaire

Le Conseil 'Environnement' veut un plan d'action 2.0 optimal pour la planète et tous les acteurs

Tous les ministres européens de l'Environnement ont confirmé, jeudi 5 mars, leur conviction que le deuxième plan d'action de l'UE pour une économie circulaire constituera une contribution majeure du Pacte vert européen à une Europe plus propre et plus compétitive et sera déterminant pour la neutralité climatique de l'UE et la préservation de la biodiversité, pour peu que tous les acteurs y participent - les consommateurs aussi.

La quasi-totalité d'entre eux ont dit leur impatience de voir sur la table ce deuxième plan d'action, qui vise moins de déchets, plus de recyclage, des produits intégrant la circularité dès leur conception et une utilisation durable des ressources limitées de la planète (EUROPE 12342/3).

Il sera présenté le 10 mars, en même temps que la stratégie industrielle en vue d'une production et d'une consommation durables (EUROPE 12417/8). Le commissaire européen à l'Environnement, Virginijus Sinkevičius, l'a confirmé au Conseil Environnement, à l'occasion d'un débat sur les actions à proposer pour que le développement de l'économie circulaire soit bénéfique pour tous les acteurs économiques tout au long des chaînes de valeur et pour aider les consommateurs à faire des choix durables.

À l'issue du débat, le Président en exercice du Conseil, le ministre croate de l'Environnement et de l'Énergie, Tomislav Ćorić, a noté que de nombreuses délégations avaient souligné l'importance de la stratégie de l'UE pour les forêts et se réjouissaient que le Pacte vert européen prévoie que le Plan d'action à venir contribue à la réalisation des objectifs de développement durable.

Un consensus s'est aussi dégagé sur la nécessité de : - penser tout le cycle de vie des produits, de la conception à l'utilisation en passant par la production ; - se concentrer sur les secteurs gourmands en ressources ; - réduire la pollution plastique ; - permettre au consommateur de jouer un rôle clé, notamment en lui fournissant l'information adéquate, y compris numérique.

« L’économie circulaire doit concerner toute l’Europe. Le plan d'action doit aider ceux qui ne voient pas encore les opportunités qu’elle offre. L'économie circulaire profitera aux citoyens, aux entreprises et à notre planète », a déclaré le commissaire à l'Environnement, en soulignant que le découplage de la croissance et de l'extraction de ressources permettra une diminution de l'impact sur la biodiversité. 

Évoquant le plan d'action pour l'économie circulaire 2.0, il a insisté sur le rôle de l'éco-innovation et l'importance des engagements des consommateurs et sur la nécessité que les produits verts deviennent la règle.

Au cours du débat, les ministres ont souscrit à la nécessité de mieux utiliser les produits et de pouvoir les réparer, de se concentrer sur des actions ciblées dans des secteurs comme les emballages, les piles, la construction, l'alimentation, les textiles, et de créer un véritable marché pour les matières premières secondaires.

La République tchèque est le seul État membre à avoir estimé que l'UE allait un peu vite en besogne, puisque la révision des directives 'Déchets' est intervenue en 2018 et que la directive sur la limitation de l'utilisation des plastiques à usage unique a été adoptée l'an dernier. Selon cet État membre, « il vaudrait mieux mettre en œuvre les objectifs qui ont été fixés en 2018 et 2019 avant de passer à autre chose ».

La Suède est la seule à avoir insisté sur la nécessité d'avoir des cycles de matériaux non toxiques et des matériaux de haute qualité et non toxiques quant à leur contenu. La France a suggéré l’interdiction de la destruction des invendus non alimentaires, qui représente plusieurs milliards d'euros au niveau européen chaque année.

Un pacte 'Plastique' européen sera officiellement lancé vendredi 6 mars à Bruxelles, à l'initiative de la France et des Pays-Bas, soutenus par le Danemark, en présence de la Commission et des PDG des entreprises volontaires. La France a précisé que ce pacte visait des engagements volontaires en matière de réduction de l’utilisation de plastiques vierges et a invité les autres délégations à « se joindre à cette initiative ambitieuse ». (Aminata Niang)

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