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Bulletin Quotidien Europe N° 12441
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ACTION EXTÉRIEURE / Russie

M. Borrell plaide pour une amélioration des relations

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a plaidé, jeudi 5 et vendredi 6 mars, lors de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères (Gymnich) à Zagreb, pour une amélioration des relations avec la Russie, mais aussi avec la Turquie. Ces deux pays étaient à l’agenda de la réunion.

« Nos relations avec ces deux pays sont difficiles, mais nous devons les améliorer de différents points de vue. Nous avons accumulé les difficultés et nous devons relancer une nouvelle approche pour surmonter ces difficultés », a expliqué M. Borrell devant les médias.

À la suite de l’annexion de la Crimée, l’UE a mis en place une politique de double approche envers Moscou. Et tout en préservant les cinq principes directeurs, les Européens vont regarder les domaines d'intérêt mutuel, a précisé M. Borrell. « Nous devons accroître notre engagement sur des questions sélectives, dans lesquelles nous devons avoir un bon partenariat avec la Russie : l'énergie, le changement climatique, l'Arctique, l'engagement de la Russie en Syrie et en Libye, qui jouent des rôles importants qui affectent notre sécurité », a-t-il expliqué. 

Les relations avec Moscou sont un sujet sensible pour les Européens. Ainsi, si la France souhaite réengager un dialogue « de sécurité et de confiance » plus développé avec la Russie (EUROPE 12438/15), plusieurs autres États membres sont plus méfiants.

À son arrivée, vendredi 6 mars, le ministre estonien, Urmas Reinsalu, a précisé qu’il n’y avait « pas besoin de remplacer les principes directeurs » envers la Russie. Pour son homologue letton, Edgar Rinkevics, il ne faut pas parler « d’amélioration » des relations, mais plutôt de comment améliorer les cinq principes. « Bien sûr, il y a des questions pour lesquelles nous devrions regarder les possibilités pour un dialogue, mais dans l’intérêt de l’UE ». « Il ne s’agit pas de l’amélioration des relations pour le plaisir d’améliorer », a-t-il prévenu.

Selon un haut fonctionnaire européen, qui a qualifié les relations avec la Russie « d’assez complexes », le débat entre les ministres a confirmé la nécessité de « redynamiser » les relations, alors que la Russie a notamment pris une place plus importante dans le monde ces dernières années (Syrie, Libye, Afrique).

Les Européens envisagent donc d'analyser ce qui a été fait sous les cinq principes directeurs, quels sont les intérêts européens et comment les défendre plus clairement. L’idée aurait été soulevée de regarder dans des termes plus concrets ce qui a bien fonctionné jusqu’à présent et peut-être de faire des propositions concrètes sur ce qui peut être fait de plus, selon cette source.

Par ailleurs, le Haut Représentant a annoncé qu'il allait visiter la Russie « aussi vite que possible », tout en précisant que son agenda était déjà plein pour les deux mois à venir. (Camille-Cerise Gessant)

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