login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12441
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Ursula von der Leyen propose d'aider la Grèce dans la prise en charge des mineurs isolés bloqués dans les îles grecques

Après la réponse sécuritaire et axée sur la protection des frontières extérieures grecques (EUROPE 12439/1), la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé, vendredi 6 mars, un soutien à la Grèce pour soulager les camps des îles grecques et, tout particulièrement, une aide pour que des mineurs non accompagnés soient accueillis dans d’autres États membres.

La présidente, relate un communiqué, a ainsi missionné la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, pour se rendre en Grèce la semaine prochaine et voir avec les ministres responsables quelle aide peut être mise sur pied pour ces mineurs.

Il y a actuellement plus de 42 000 migrants qui ont trouvé refuge dans les îles grecques, notamment à Moria, le camp surpeuplé de l’île de Lesbos. Sur ces 42 000, environ 5 000 sont des mineurs non accompagnés.

À titre volontaire, quelques États membres ont déjà signalé aux autorités grecques leur disponibilité à prendre en charge quelques mineurs. Mercredi, lors de la réunion extraordinaire des ministres de l’Intérieur, l’Allemagne, la Finlande, le Luxembourg, mais aussi la France, se sont ainsi portés volontaires pour accueillir de jeunes migrants isolés. Le ministre de l’Intérieur allemand, Horst Seehofer, a également appelé à mettre en place une coalition de pays volontaires.

Fin 2019, le gouvernement grec s’était plaint que son appel à l’aide lancé aux pays européens pour prendre en charge des migrants non accompagnés était resté lettre morte et que seul le Portugal avait manifesté son souhait de soulager la Grèce.

Dans la foulée des annonces faites sur le terrain par la présidente, vendredi, la Commission a aussi fait savoir que 14 pays membres avaient déjà répondu à la demande de la Grèce d’activer le mécanisme de protection civile. Plus de 70 000 éléments matériels d'assistance destinés à assister la Grèce à la frontière gréco-turque ont été envoyés, a dit la Commission.

Sur le terrain, en dépit de la communication officielle de la Commission refusant de critiquer les décisions d’Athènes, comme celle de suspendre pour un mois les dépôts de demandes d’asile, des images de violence envers les migrants parqués du côté turc continuent de circuler sur les réseaux sociaux. Des migrants interrogés par l’AFP ont ainsi fait état de violences ou de confiscation de leurs effets personnels.

Le PE se saisira du sujet la semaine prochaine lors de la plénière, à Bruxelles, avec un débat prévu mercredi.

Par ailleurs, 85 ONG grecques et internationales ont condamné les agissements des forces de sécurité grecques dans une lettre adressée aux responsables du pays, a indiqué Oxfam dans un communiqué. Elles dénoncent le sort réservé à ces milliers de personnes utilisées comme « une monnaie de chantage politique », mais aussi le « climat de panique » et la « rhétorique de menace asymétrique » véhiculés par le gouvernement grec. (Solenn Paulic)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
BRÈVES
CORRIGENDUM
CALENDRIER
CALENDRIER BIS