Pari partiellement gagné pour le président français, Emmanuel Macron, à l’issue du sommet 'Barkhane' de Pau. Les chefs d’État du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) et lui-même ont adopté, lundi 13 janvier, une déclaration commune exprimant leur volonté de coopérer pour lutter contre les groupes terroristes djihadistes au Sahel.
Les six dirigeants sont convenus de concentrer leur action sur la 'zone des trois frontières' (zone où se rencontrent les territoires du Mali, du Burkina Faso et du Niger) sous le commandement conjoint de l’opération Barkhane. Cette unité affichée rencontre la clarification qu'attendait le président français des chefs d’État des cinq pays africains concernés pour dissiper la contestation de la présence française sur leur sol (EUROPE 12402/3).
Pour autant, les chefs d’État africains n’ont pas participé à la conférence de presse finale. M. Macron a annoncé qu’il comptait renforcer l'opération Barkhane par l’envoi de 220 soldats supplémentaires. A également été annoncée la création de la task-force de l’opération Tacuba appelée à réunir des forces spéciales d’une dizaine de pays de l’UE. Pour l’heure, seuls l’Estonie et le Danemark ont envoyé des soldats. La volonté de M. Macron d'une présence européenne accrue, qui a les faveurs du président du Conseil européen, Charles Michel, est encore loin de se concrétiser.
Voir la déclaration commune : http://bit.ly/2Re9gkU ">http://bit.ly/2Re9gkU (Aminata Niang)