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Bulletin Quotidien Europe N° 12394
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ACTION EXTÉRIEURE / MontÉnÉgro

Le SEAE dénonce une nouvelle fois le manque de dialogue politique

Les porte-paroles du Service européen pour l’action extérieure et de la Commission européenne ont souligné, jeudi 19 décembre, les regrets de l’UE concernant le manque de dialogue politique au Monténégro.

La veille, la commission parlementaire temporaire pour la réforme globale de la législation électorale n’avait pu mener à bien ses travaux avant la fin de son mandat, en raison de l’absence de quorum. Selon les porte-paroles, « il s'agit d'une occasion manquée de rétablir le dialogue politique au Parlement, de revoir le cadre électoral d'une manière globale et inclusive, de renforcer la confiance dans la conduite des élections législatives de l'an prochain et de parvenir à un accord entre les partis sur un certain nombre de résultats, qui sont importants pour le programme de réformes européennes du Monténégro, notamment sur les chapitres 23 et 24 des négociations sur l'État de droit ».

Les porte-paroles soulignent une nouvelle fois que le débat politique devrait avoir lieu au Parlement et que les boycotts parlementaires, qui durent depuis des mois, ne constituent pas une solution. « L'UE n'a cessé d'encourager tous les acteurs politiques du Monténégro à prendre leurs responsabilités et à ramener le débat politique devant le Parlement », rappellent-ils.

Et, alors que le gouvernement monténégrin a soumis au Parlement le projet de loi sur la liberté de religion ou de conviction et le statut juridique des communautés religieuses, les porte-paroles estiment que, même si la réglementation des communautés religieuses est une compétence nationale, elle doit se faire de manière inclusive, en rassemblant toutes les parties prenantes concernées et conformément aux normes internationales et européennes pertinentes en matière de droits de l'homme, en particulier à toutes les recommandations formulées par la Commission de Venise le 24 juin 2019.

La Commission de Venise avait demandé davantage de concertation, alors que l’Église orthodoxe serbe est fortement opposée à cette nouvelle loi, qui propose d'enregistrer comme propriété de l'État tous les édifices et sites religieux qui appartenaient au Monténégro avant 1918. (Camille-Cerise Gessant)

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