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Bulletin Quotidien Europe N° 12393
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Royaume-uni

Ursula Von der Leyen met en garde contre le nouveau risque de 'no deal' fin 2020

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a réitéré son souhait que l’UE et le Royaume-Uni puissent avoir un « partenariat sans précédent », mercredi 18 décembre, lors d’un débat sur le Sommet européen des 12 et 13 décembre, mais elle a souligné les délais (de négociation de la future relation) extrêmement « exigeants » (« challenging ») dans lesquels ce partenariat devra se faire, avec un nouveau risque de « no deal fin 2020 » si les deux parties ne sont pas d’accord.

Un risque accru par le fait que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, souhaite intégrer dans le texte du projet d’accord de sortie de l’UE une interdiction de requérir une nouvelle extension de la période de transition au-delà du 31 décembre 2020. Selon Ursula von der Leyen, c’est le Royaume-Uni qui aurait le plus à souffrir de ce scénario, l’UE pouvant compter sur son marché intérieur. « Vous nous manquerez », a-t-elle par ailleurs lancé aux élus britanniques ‘remainers’.

Le négociateur de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, qui pilotera la suite des travaux, a insisté lui aussi sur le calendrier très serré de cette future négociation. « Il ne sera pas possible de tout faire », a-t-il déjà prévenu, même si l'UE souhaite une relation robuste avec Londres. Le temps sera une première contrainte. Autre contrainte : les « divergences entre nos intérêts et nos objectifs », la question à régler étant « dans quelle proportion le Royaume-Uni veut s'éloigner de notre modèle réglementaire ». De cette réponse dépendra « notre niveau d'ambition », a souligné Michel Barnier.

De son côté, le président du Conseil européen, Charles Michel, a rappelé que « l’unité et la transparence » seront les clefs de la nouvelle négociation dont il ne souhaite pas dire s’il faudra prolonger les délais cet été, lors du point d’étape prévu sur ces discussions. En attendant, il a souhaité que le parlement britannique puisse ratifier « le plus rapidement possible » l’accord de retrait approuvé en octobre entre Londres et l’UE. (Solenn Paulic)

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