Le cadre juridique actuel de l'UE en matière de lutte contre la fraude alimentaire est en général adéquat, mais il y a matière à améliorer son efficacité, a souligné le Conseil de l'UE dans des conclusions adoptées sans débat, lundi 16 décembre.
Le Conseil souligne qu'il convient de poursuivre et de renforcer la coopération intersectorielle au-delà des seules autorités de contrôle des denrées alimentaires et des aliments pour animaux dans toute la chaîne agroalimentaire - coopération requise, mais non suffisante, précise-t-il.
La coopération devrait également concerner les autorités participant à la lutte contre la criminalité financière et les autorités fiscales, douanières, de police et de poursuite, ainsi que d'autres services répressifs.
À cet égard, le Conseil invite la Commission et les États membres à allouer des ressources suffisantes pour garantir la mise en œuvre effective de la législation existante de l'UE en améliorant la compréhension commune des critères permettant de déterminer la fraude alimentaire.
Le Conseil insiste sur l'importance de promouvoir la sensibilisation des consommateurs et de continuer à élargir la formation en matière de lutte contre la fraude alimentaire.
Il insiste aussi sur la nécessité d'une expertise particulière et d'une approche internationale en matière d'application des contrôles des ventes sur Internet - un défi qui reste à relever. Pour consulter les conclusions en anglais : http://bit.ly/2Etz5qU (Aminata Niang)