La Serbie a ouvert, mardi 10 décembre, un nouveau chapitre de négociation d’adhésion avec l’UE. Il s’agit du chapitre 4 sur la libre circulation des capitaux.
« La Serbie a fait des progrès significatifs dans la libre circulation des capitaux, le système de paiement sécurisé, la prévention du blanchiment d’argent ou concernant un environnement des affaires attractif et en bonne santé », a souligné le commissaire au Voisinage et à l’Élargissement, Olivér Várhelyi, devant la presse. Il a cependant précisé que beaucoup restait à faire.
Avec cette décision, Belgrade a ouvert 18 chapitres sur les 35, dont deux sont provisoirement clos. La ministre serbe Jadranka Joksimović a précisé qu’elle aurait aimé ouvrir davantage de chapitres et espéré que plusieurs d’entre eux pourront être ouverts en 2020. « Je pense que l’on aurait pu ouvrir plus de chapitres, étant donné les progrès réalisés dans l’État de droit », a-t-elle expliqué.
Mais la ministre finlandaise Tytti Tuppurainen, au nom de la Présidence du Conseil de l’UE, a estimé que le pays faisait encore face à de nombreux problèmes en ce qui concerne l'État de droit et les droits fondamentaux. « Il est crucial de démontrer des engagements politiques plus forts dans les réformes liées à l’État de droit », a prévenu Mme Tuppurainen, qui a aussi appelé à la normalisation des relations avec le Kosovo.
Présentation de la nouvelle méthodologie en janvier
Interrogé sur le changement de méthodologie pour le processus d’adhésion à l’UE, le commissaire a annoncé qu’il présenterait sa proposition en janvier. Selon lui, celle-ci portera sur quatre points forts : la crédibilité vis-à-vis des États membres, des institutions de l’UE et des Balkans occidentaux, la prévisibilité, le dynamisme et le sens du leadership politique.
M. Várhelyi a précisé que cet exercice se ferait en parallèle du processus d’adhésion de la Serbie. (Camille-Cerise Gessant)